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«La chefferie intérimaire n'était pas dans mes cartons» – Rhéal Fortin

Par lpbw

SAINT-JÉRÔME. Rhéal Fortin, le nouveau député du Bloc québécois dans le comté Rivière-du-Nord, succède à Gilles Duceppe comme chef de la formation politique souverainiste.

«Je suis flatté de la confiance que le bureau national place en moi et je tâcherai d’en être digne. Mais c’est des chaussures assez grandes à chausser!», nous confie Rhéal Fortin qui avoue au passage avoir été surpris par cette offre.

On se rappelle que le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, annonçait sa démission jeudi dernier après avoir perdu contre la néo-démocrate Hélène Laverdière dans la circonscription de Laurier-Sainte-Marie.

«J’avoue que j’ai posé ma candidature pour être député de Rivière-du-Nord, c’est ce que je souhaitais faire. J’ai été élu, merci la vie. Je suis comblé. Mais la chefferie intérimaire n’était pas dans mes cartons, c’est certain», ajoute M. Fortin qui se dit également comblé par les résultats.

«Dix députés c’est quand même intéressant, malgré le fait que ça ne soit pas à la hauteur exacte de ce qu’on espérait, c’est une belle progression.»

Un entourage solide

Rappelant que le travail du chef est d’assurer un leadership, une cohésion au caucus et à l’intérieur du parti, Rhéal Fortin, nous dit qu’il pourra compter sur des gens d’expérience. «Je suis assisté par des gens très compétents comme Mario Beaulieu, le président du parti. Il a déjà été chef et j’ai confiance qu’il va m’aider beaucoup. On a aussi Luc Thériault (député de Montcalm) comme leader parlementaire. Luc est un homme expérimenté qui a occupé différentes fonctions, dont celle de directeur général du Bloc ces derniers temps.» Il nomme également Louis Plamondon, qui présidera le nouveau caucus du parti, un député d’une trentaine d’années d’expérience.

«Avec eux, je pense être en mesure d’assurer une cohésion, que notre parti parle d’une seule voix. Honnêtement, ça va bien, je suis content. Je n’entrevois pas de difficultés réelles, mais du travail, beaucoup de travail», ajoute-t-il.

Et la souveraineté?

Le Bloc québécois a fait élire 10 députés, mais son appui populaire n’a pas dépassé les 20 %. Est-ce un désintérêt pour la souveraineté ?

«Non, au contraire, nous répond le nouveau chef. Il faut comprendre, et j’étais le premier à le dire, que le vote stratégique n’était pas une bonne idée, il aurait fallu voter selon nos convictions. Par ailleurs, encore une semaine avant les élections, les sondages parlaient de 40 % et plus d’indécis. Parmi eux, je pense, il n’y a personne qui a adhéré au programme libéral ou au programme du NPD. Les gens voulaient congédier le gouvernement Harper.»

Selon lui, que le Bloc ait récolté 19 % d’appui populaire veut dire que «ce sont des gens qui ont adhéré au programme du Bloc, qui ont fait fi du vote stratégique. Et, parmi ceux qui ont voté pour les libéraux et le NPD, il y en a un bon nombre qui va voter OUI, le moment venu, pour la souveraineté. Je ne vois pas cela comme un recul!»

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