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Jean Dumais critiqué par la CMQ

Par lpbw

ÉTHIQUE. En rendant sa décision dans le dossier opposant le maire Jean Dumais et le conseiller de Saint-Colomban Xavier-Antoine Lalande, la Commission municipale du Québec (CMQ) a blâmé le maire pour manque d’éthique indiquant que la plainte a été déposée uniquement pour des raisons politiques.

Près de 14 mois après le dépôt de la plainte effectuée par le maire Jean Dumais, concernant l’éthique du conseiller Lalande, la CMQ, a non seulement blanchi le conseiller municipal, mais est d’avis que la plainte a été déposée uniquement pour des raisons politiques. «M. Dumais en tant que maire, n’acceptait pas qu’un conseiller membre de son parti ne partage pas sa vision des choses», peut-on lire dans le jugement.

De plus, la CMQ indique que «la véritable motivation de M. Dumais est de se débarrasser d’un conseiller qui ne partage pas ses opinions, qui n’est pas solidaire de ses décisions et qui devient gênant. Ainsi, le maire a tenté par tous les moyens de discréditer M. Lalande autant devant les membres de son parti politique en sollicitant l’appui de certains d’entre eux, que publiquement lors de la conférence» de presse tenue le 27 octobre 2014 demandant la démission du conseiller Lalande.

«Le chat est sorti du sac»

La Commission considère que le témoignage de M. Dumais comporte certaines contradictions. «D’autre part, lors de son témoignage, il a, tout comme les conseillers qui l’appuient, utilisé les mêmes expressions, notamment «le chat est sorti du sac». La CMQ a donc préféré la version de M. Lalande quant aux paroles qu’il a prononcées et les gestes qu’il a posés. «Son témoignage est sincère et crédible», est-il écrit.

M. Lalande réagit

M. Lalande s’est dit heureux de la décision rendue. «La vérité et la justice ont gagné, c’est ce qui est important. J’ai toujours agi au bénéfice de la population, pour l’intérêt commun. J’ai toujours su que c’était la bonne chose à faire que de m’opposer à la création d’un poste que je considère comme politique et qui a un salaire trop élevé et inéquitable», a-t-il déclaré lors d’un point de presse.

De son côté, Me Natale Screnci, procureur de M. Lalande, était surtout satisfait de l’énoncé au paragraphe 93 voulant que «la Commission établisse clairement que la conduite déontologique d’un élu ne se juge pas sur la place publique. Tout élu a le droit de se défendre devant le forum approprié», a-t-il expliqué.

La facture aux citoyens

«Il est évident que Jean Dumais, à la lumière du jugement, a agi en tant que chef d’un parti et non en tant que maire d’une ville. Un maire qui utilise un tribunal administratif entraînant des dépenses publiques, de près de 27 500 $, pour régler des comptes personnels, c’est indigne et inacceptable. Un maire qui respecterait ses citoyens leur rembourserait cet argent», a lancé M. Lalande.

Réactions de la Ville

Le directeur général de la Ville de Saint-Colomban, Claude Panneton a mentionné à TC Media que M. Dumais prend acte du jugement. «Il en fera l’analyse avec ses collègues du conseil et verra ensuite aux éventuelles suites à donner.»

Texte: Carole-Anne Jacques

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