Caroline Brien

| Par lpbw

Grogne de toutes parts

Dans le dossier du parc Melançon, vendredi dernier (5 juin), des citoyens ont choisi de contester « les modifications au règlement municipal autorisant la salle de spectacle, le cégep, ainsi que plusieurs nouvelles constructions au centre-ville à ne pas construire le minimum de cases de stationnement exigé par la loi.»

Caroline Brien, la coordonnatrice de la campagne "Revitaliser le Parc Melançon" annonce en effet par voie de communiqué que deux demandes de participation à un référendum ont été déposées par huissier vendredi matin au greffier de la ville de Saint-Jérôme.

Ainsi, "les résidents des districts #4 et #6 s’opposent ainsi aux projets de règlements PR-0309-315 et PR-0309-322 tels que présentés dans les avis publics des journaux du 27 mai 2015".

Les citoyens dénoncent le fait que la ville procède sans aucune consultation publique. «Les citoyens voient d’autres villes faire des choix innovants comme le libre accès au transport en commun pour les étudiants, les quartiers TOD ou le partage d’espaces de stationnements entre divers organismes et se demandent pourquoi la ville ne respecte pas mieux les politiques familiales, des aînés et d’activité physique qu’elle se vante d’avoir adoptées, » écrit Mme Brien.

Pas contre…

Par ailleurs, en réponse à certaines inquiétudes véhiculées dans la communauté, qui tendraient à dire que des projets de la Ville pourraient être en péril, Mme Brien se veut avant tout rassurante et assure que les citoyens impliqués dans le dossier ne sont pas contre les projets d’agrandissement du Cégep ni celui de la construction de la salle de spectacle.

«Les citoyens qui ont signé (la pétition) veulent être consultés avant que la ville change le règlement pour autoriser de construire moins de stationnements que le minimum requis. Ils veulent qu’il y ait plus de stationnements au centre-ville et moins dans leur quartier résidentiel. L’idée ce n’est pas de tout bloquer, mais d’être certain que la ville a étudié toutes les possibilités. Selon la loi sur les municipalités, les citoyens doivent être impliqués. C’est la section concernant le stationnement qui est concernée. On a des idées et on voudrait une consultation publique!»

La pétition lancée le 26 mai par le regroupement »Revitaliser le parc Melançon » avait recueilli, disent les responsables, près de 1000 signatures mardi, au moment de mettre sous presse. Une version en ligne a été lancée. www.facebook.com/ParcMelancon

MAHER PROPOSERAIT UN AUTRE SCÉNARIO

 Le maire de Saint-Jérôme, Stéphane Maher,  affirme au Journal Le Nord qu’à la prochaine séance du conseil il sera annoncé «de très bonnes nouvelles» concernant le dossier du stationnement. «On avait plusieurs scénarios sur la table et celui du parc Melançon était celui qui était le plus intéressant économiquement parlant. Mais nous avions d’autres alternatives!»

Le maire de Saint-Jérôme dénonce par ailleurs, sans nommer qui que ce soit, que «le groupe, nos anciens adversaires politiques, s’attaque à nos institutions et c’est très sérieux dans la mesure où la loi sur les cités et villes fait qu’un petit groupe de citoyens peut bloquer complètement un projet.»

«Je peux vous dire que le cégep est déjà en cellule de crise ce matin (mardi), ajoute Maher. On s’attaque à la salle de spectacle, on s’attaque au cégep. Leurs travaux d’agrandissement doivent commencer cette semaine. Les travaux de la salle pourraient ne pas commencer. Les projets pourraient être compromis. En période d’austérité, on pourrait perdre la subvention. On ne peut pas mettre nos projets en péril pour une histoire de stationnements. On va dénoncer ça lors de la prochaine séance du conseil et on va présenter un nouveau scénario pour épargner nos institutions. Un très beau scénario.»

LA CHAMBRE DE COMMERCE INQUIÈTE

André Guillemette, directeur général de la chambre de commerce et Denis Rocheleau, président du conseil d’administration, nous font part de l’opinion de la Chambre de commerce et d’industrie de St-Jérôme (CCISJ) et se font la voix des commerçants du centre-ville. Des commerçants inquiets.

«La décision de la Ville d’avoir répondu au mémoire que la CCVSJ avait déposé, en facilitant l’accès à nos commerçants par le fait de la gratuité du stationnement entre midi et 13 h 30 et à partir de 17 h plutôt que 18 h, est très appréciée par les commerçants du centre-ville», nous dit dans un premier temps André Guillemette.

Le directeur général se dit néanmoins inquiet. «Maintenant, il y a une pétition qui circule qui pourrait bloquer l’agrandissement du cégep, la construction de l’édifice de la Société québécoise des infrastructures (SQI) et la construction de la salle de spectacle. C’est une aberration.»

D’une même voix, André Guillemette et Denis Rocheleau lancent un cri d’alarme. «Depuis plus de deux ans, on a des demandes de nos commerçants de régler le problème de stationnements au centre-ville. Il est important qu’on ait une vision, que l’on crée des stationnements afin de libérer les places prises par les étudiants (300 places) pour les acheteurs.»

Selon les deux hommes, ces stationnements sont tout aussi primordiaux que le développement de nouveaux projets : «pour la relance du centre-ville, pour le revitaliser et ramener la santé commerciale.»

Selon la Ville, les besoins de places de stationnement au centre-ville atteignent 1200 cases. Il y a actuellement environ 500 à 600 cases de stationnement Place de la Gare (le stationnement en gravier n’est pas optimisé).

Affaire à suivre au prochain conseil municipal le mardi 16 juin à 19h à l’Hôtel de région.

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