(Photo : Archives)
François Marcil, qui a vendu à RONA il y a quelques années, voit cinq de ses anciens magasins fermer.
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François Marcil passe le flambeau

Par lpbw

DÉPART. Bien connu dans sa communauté, François Marcil a tourné une page importante de sa vie au début du mois de juin en quittant son poste de président et chef de la direction des magasins Marcil.

«Je pense que j’ai fait mon temps. Je laisse la place aux jeunes et à la relève, j’ai confiance en eux», souligne le résident de Saint-Sauveur. L’homme d’affaires a grandement contribué à l’expansion de l’entreprise qu’avait démarrée son grand-père à Saint-Clothilde-de-Châteauguay. Dans ces débuts, le magasin avait un chiffre d’affaires de 60 000 $. Aujourd’hui, Marcil possède 17 magasins au Québec, dont un à Saint-Jérôme et un autre à Saint-Sauveur, engage 1200 employés et a un chiffre d’affaires d’un peu plus de 210 M$.

«Je suis fier de mes réalisations, mais je n’ai pas fait ça seul. Si Marcil réussit, c’est grâce à toute l’équipe, affirme M. Marcil qui note que dans les années 2000 son entreprise a remporté à trois reprises le prix de l’Employeur de choix. Des gens heureux, ce sont des gens qui font faire de l’argent».

Dans les dernières décennies, le Sauverois, qui a commencé à travailler au commerce familial à l’âge de 13 ans, a pris plusieurs risques qui se sont avérés payants. «On profitait de chaque récession pour acheter des commerces en faillite ou fermés. À Bellefeuille par exemple, le magasin était fermé depuis huit ans et c’est un de nos plus gros magasins aujourd’hui».

La retraite peut attendre

Même s’il quitte la direction de Marcil, ne lui parlez pas de retraite ! «J’ai beaucoup de difficulté avec ce mot[…] Je ne suis pas «arrêtable». Je pense que je vais arrêter le jour où je vais être mort. Le travail, c’est ma passion», s’exclame l’homme de 68 ans qui dit être encore en pleine forme même s’il a combattu le cancer de la gorge il y a trois ans.

En effet, M. Marcil a démarré une compagnie d’immobilier avec sa fille Annie. Plusieurs projets sont sur la table, notamment dans le secteur de Saint-Sauveur.

En plus de son entreprise, l’infatigable homme d’affaires s’implique dans sa communauté. Il organise chaque année un souper au profit de la Maison des jeunes de Saint-Sauveur Piedmont et le Garde-Manger des Pays-d’en-Haut. L’an passé, cet événement a permis d’amasser 150 000 $.

De plus, ce passionné d’horticulture invite la population à visiter son grand jardin de six acres en bordure de la Rivière-à-Simon en échange d’un don minimum de 25 $ à la Société Alzheimer des Laurentides. «Je veux redonner à la société pour toute la chance que le petit Jésus m’a donnée et que d’autres n’ont peut-être pas eue.

Le philanthrope tient également à transmettre ses connaissances dans le domaine des affaires. C’est pourquoi il s’implique à titre de mentor à la SADC des Laurentides.

Confiant pour l’avenir

En février dernier, l’entreprise américaine Lowe’s a acheté le géant québécois de la quincaillerie Rona qui possède maintenant les magasins Marcil. François Marcil se réjouit de cette transaction. «Je suis très confiant, encore plus qu’avant. C’est une boîte qui est en croissance depuis plusieurs années. De plus, ils ont l’intention de conserver la bannière Marcil, une des bannières les plus performantes de Rona».

M. Marcil est également heureux d’apprendre que Lowe’s souhaite ouvrir des magasins Marcil à travers la province ainsi qu’à l’extérieur du Québec.

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