Les trois panélistes, Stéphane Maher, Bruno Laroche et Marc Bédard. L’animation a été confiée à Julie Boisvert, de Conception Génik.

| Par France Poirier

« Il faut développer en fonction de qui nous sommes »

Dîner du maire

C’est en ces termes que le maire de Saint-Jérôme, Stéphane Maher, a entamé la discussion lors du dîner annuel du maire présenté par la Chambre de commerce et d’industrie du Saint-Jérôme métropolitain.

Cette année, la Chambre a innové avec la présentation d’un panel économique pour discuter des enjeux devant les quelque 160personnes réunies pour l’occasion à l’Hôtel Best Western.

Outre le maire de Saint-Jérôme, le préfet de la MRC de la Rivière-du-Nord, président de la Table des préfets des Laurentides et maire de Saint-Hippolyte, Bruno Laroche, ainsi que Marc Bédard, président de la Compagnie Électrique Lion, ont exprimé leur vision sur trois principaux thèmes: le bilan des projets récents, les enjeux de la main-d’œuvre et la vision du développement économique.

Tous s’entendent sur le fait que les défis sont nombreux et, comme la capitale régionale souhaite attirer les investisseurs, il faut trouver des stratégies pour obtenir de l’argent frais. «Le Quartier des arts et du savoir et le pôle santé, avec plus de 1,5 milliard de dollars à venir en investissements d’ici cinq ans, auront un impact direct sur la ville et l’ensemble de la MRC», explique M. Maher. «Il est important d’avoir la vision de la capitale régionale, c’est bon pour l’ensemble de la MRC», ont souligné les panélistes.

Le préfet de la MRC soutient qu’il faut travailler avec la Ville de Saint-Jérôme, où l’on trouve la majorité des infrastructures régionales. «De plus, si nous attirons des entreprises qui fonctionnent bien à Saint-Jérôme, ce sont les citoyens de toute la MRC qui y trouveront des emplois et qui n’ont pas à emprunter l’autoroute 15 pour aller au travail », ajoute M. Laroche.

Le président de Lion Électrique, Marc Bédard, est du même avis. «Nous nous sommes installés à Saint-Jérôme en 2010 et nous avons vu le dynamisme qui y règne. Dans le quartier industriel, on compte de belles et nouvelles entreprises grâce à l’implication du maire et du député», explique M. Bédard.

Les défis de la main-d’œuvre

Pour Stéphane Maher, le développement du pôle santé et de l’éducation mène à de gros investissements. «Le campus de l’UQO à Saint-Jérôme a été construit pour 1500 étudiants, et nous en avons plus de 2000. Avec la deuxième tour à venir, ce sont plus de 5000 étudiants qui fréquenteront notre campus et qui répondront éventuellement aux besoins de main-d’œuvre, explique M. Maher.

Pour Marc Bédard, qui a créé avec le cégep une classe dans l’industrie, «nous répondons directement à nos besoins en main-d’œuvre puisque nous embauchons des finissants. On souhaite maintenant avoir un département d’ingénierie pour répondre aux besoins dans ce domaine. Chez nous, on engage 40 ingénieurs.»

«Lorsque les jeunes étudient ici et qu’ils découvrent la région et ses avantages, ils s’y installent souvent», ajoute le préfet Bruno Laroche.

Développement économique

Stéphane Maher soutient qu’il est important d’établir un plan stratégique à long terme. «Ça nous permet de mesurer nos coûts plus précisément. Par exemple, avoir une navette gratuite au lieu de construire des stationnements étagés a un impact sur l’environnement.»

Pour Marc Bédard, Saint-Jérôme offre des opportunités intéressantes aux entreprises qui désirent s’y installer.

«Les terrains commerciaux sont bien situés. Nous faisons affaire avec plus de 400 fournisseurs, et le fait d’être près des axes routiers comme l’autoroute 15 et d’être à moins d’une heure de l’aéroport, ce sont tous des atouts», ajoute le président de la Compagnie Électrique Lion.

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