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Duceppe nous parle d'infrastructures vertes et de logement social

Par lpbw

BLOC QUÉBÉCOIS. Les aînés, la pauvreté, les autochtones, les terres agricoles, la balance du pouvoir ont fait partie des nombreuses questions que les gens de Sainte-Sophie ont posées au chef du Bloc québécois (BQ), lors de sa visite dimanche dernier.

Justement, sur la question de la balance du pouvoir, comment le Bloc québécois se situe-t-il? «Ça se dessine pour un gouvernement minoritaire, alors ça prend des hommes et des femmes qui vont se tenir debout pour défendre les intérêts du Québec, comme Rhéal Fortin ici, qui n’ont pas les mains attachées par exemple par les pétrolières», nous répond Gilles Duceppe.

Il en a profité pour remettre le dossier d’Énergie Est sur le tapis «Prenez Énergie Est. Ce n’est pas ici que le pétrole sera consommé ni raffiné, ça n’a pas de sens. Pourquoi Mulcair et Trudeau sont contre les oléoducs dans l’Ouest canadien et pour, ici, au Québec?»

Infrastructures vertes

Questionné par TC Media quant au fait que la région des Laurentides est celle qui se développe le plus au Québec et que certains s’inquiètent au sujet de la protection des milieux naturels, Gilles Duceppe nous cite le nouveau programme d’infrastructures de 40 milliards de dollars dans les infrastructures vertes du Bloc québécois.

«Les infrastructures vertes, c’est l’économie de l’avenir en période de crise économique, voire de récession et il y a en ce moment des problèmes économiques importants. Il faut aller vers l’avenir. Ce n’est pas le temps du déficit zéro à tout prix», avance M. Duceppe. «On propose un vaste projet de 10 milliards par année sur 4 ans, qui permettrait d’éviter une explosion du déficit budgétaire, car on créerait une Agence de financement des infrastructures environnementales comme Québec le fait ».

«On veut protéger l’environnement renchérit Rhéal Fortin, le candidat du BQ dans Rivière-du-Nord. Le développement des infrastructures peut se faire de façon harmonieuse, dans le respect de l’environnement. C’est essentiel, les milieux naturels doivent être protégés».

Logement social et itinérance

Comment le Bloc voit-il le financement pour le logement social et l’itinérance, des préoccupations locales ? «On a proposé le maintien, voire l’amélioration des budgets en respect des réalités de chaque endroit. Il ne faut pas faire du mur à mur, chaque situation est différente. Prenons le logement social, on ne peut pas considérer le «Logement d’abord» sans considérer l’itinérance et les services. Ce n’est pas qu’une bâtisse. Qu’on envoie l’argent ici et qu’on travaille ici comme le demande le RAPSIM (Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal). Je suis entièrement d’accord avec ça. Qu’Ottawa envoie les sommes à Québec tout en maintenant les obligations en termes de poursuites des conventions.»

De son côté, Rhéal Fortin rappelle que Saint-Jérôme est «une ville de services. Il y a beaucoup de pauvreté ici, des gens qui ont besoin de services. On a un pénitencier. Il y a des besoins majeurs, de l’itinérance. Ici ce n’est plus de la pauvreté, c’est de la misère, des gens qui n’ont plus d’endroits pour dormir ni pour manger. Il faut redonner du financement aux organismes communautaires.»

À ce sujet d’ailleurs, Gilles Duceppe se souvient d’avoir assisté à Saint-Jérôme «à une assemblée sur la pauvreté avec le chanoine Grand’Maison devant la cathédrale dans les années 70.» Il avait 23 ans.

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