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Déménager à plus de 5 500 kilomètres du Québec !

Par lpbw

FAMILLE. Décider de s’établir dans un autre pays n’est pas toujours facile, mais l’expérience est souvent enrichissante.

Parlez-en à Josée Girard qui a quitté Saint-Janvier à Mirabel avec son conjoint et ses deux enfants l’été dernier pour aller vivre à Copenhague, la capitale du Danemark. En prenant cette décision, la Mirabelloise a laissé derrière elle sa maison, son emploi à la Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-îles et plusieurs amis et membres de sa famille.

Lorsque son conjoint Christian Gendreau a décroché un emploi chez Global Biodiversity Information Facility comme ingénieur informatique, le couple a eu une importante décision à prendre.

«On s’est dit que si on y allait pas, on allait le regretter», se rappelle l’enseignante de français qui s’est marié avec son conjoint avant le grand départ.

L’adaptation à sa nouvelle vie n’a pas été facile pour la Mirabelloise qui parle peu l’anglais et à peine quelques mots danois (elle suit des cours).

«Nous devons nous débrouiller sans voiture. Nous devons tout faire à pied. On marche plus, c’est bon pour les mollets», raconte celle qui ne travaille pas actuellement.

Comme plusieurs de ses concitoyens, la mère de famille utilise également son vélo.

De plus, elle a dû faire le deuil de vivre dans une maison. «Je trouve ça difficile en appartement, mais les maisons coûtent tellement cher. Je n’ai plus la liberté de vivre seule». Se dénicher un appartement convenable n’a pas été chose facile. «Nous avons déménagé trois fois en un mois et demi !», illustre-t-elle.

L’adaptation ne s’est pas faite sans heurt pour son fils Antoine, 6 ans, et sa fille Aurélie, 3 ans.

«Au début, ça allait bien, mais quelque temps après ils ont eu un petit choc».

Plus calme

Depuis son arrivée, il y a environ huit mois, Mme Girard découvre son nouveau pays. Elle est à même de constater certaines différences entre le Québec et le Danemark.

«Les gens font beaucoup de place aux enfants ici. Il y en a partout ! Les gens négocient plus avec eux. Au Québec, on est plus surprotecteur tandis qu’ici, on laisse les enfants faire leur expérience», indique-t-elle.

De plus, les gens sont relax et plus calmes. «Ils prennent plus leur temps qu’au Québec. Lorsque tu vas au McDonald’s, ça peut être long !» souligne la nouvelle Copenhagoise.

Toutefois, elle s’ennuie du coût de la vie au Québec. «C’est extrêmement cher au Danemark. Par exemple, ça coûte 25 $ pour une figurine Star Wars alors que ça coûte 10$ au Québec. On paie 25 % de taxes. La seule chose que j’ai vue qui coûtait le même prix, ce sont les Lego», raconte celle qui note que le salaire minimum est plus élevé que dans la Belle Province.

Un retour au Québec ?

Évidemment, ses proches lui manquent, surtout qu’elle n’a pas vraiment de réseau social à Copenhague.

«Ça coûte cher prendre l’avion pour aller au Canada. C’est un pensez-y-bien», affirme-t-elle. Cet été, elle reviendra au Québec pour voir sa famille et ses amis. L’ex-enseignante ne sait pas si sa famille sera toujours au Danemark dans les prochaines années, mais dit ne pas voir trop loin. «J’aime mieux ne pas penser à ça puisque si on pense revenir, on ne s’établira jamais», termine-t-elle.

Un blogue

Depuis août 2015, Josée Girard a un blogue dans lequel elle parle de sa nouvelle vie au Danemark. Elle écrit par exemple sur les endroits qu’elle visite, les moyens de transport, la nourriture, la température. «Au début, j’étais réticente à écrire un blogue puisque c’est rare que l’on trouve notre vie excitante. Toutefois, les gens m’ont dit de continuer et qu’ils aimaient ça. J’essaie d’écrire sur ce qu’il y a de différent à Copenhague», mentionne-t-elle. Les intéressés peuvent suivre son quotidien en se rendant sur joshaudanemark.wordpress.com

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