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De douloureux souvenirs

Par lpbw

EXPROPRIATION. Même si les terres ont été expropriées il y a maintenant 47 ans, les douloureux souvenirs sont encore bien présents dans la tête de leurs enfants qui n’étaient pas encore majeurs à l’époque.

«Au dernier voyage de déménagement, dès qu’on est arrivé au bout du rang, ils ont mis le feu dans la maison et la grange, se souvient Robert Huot qui avait 14 ans à cette époque. Ils ont tout brûlé sans attendre qu’on soit parti complètement. Aujourd’hui, lorsqu’on retourne sur les lieux, rien n’a été touché, les érables sont toujours là».

«C’était le temps des récoltes, se rappelle pour sa part Marcel Huot. Nous avions des champs de betteraves, de carottes. Le monde venait nous voler dans les champs, il nous disait que ce n’était plus à nous, mais au fédéral, raconte-t-il. Aujourd’hui, nos terres sont toutes inondées».

De son côté, Pierre Huot se rappelle que sa famille a vécu des moments déchirants. «Après avoir été exproprié, on devait vendre nos biens. Qui ne se souvient pas des encans. Je me souviens de voir mon père et mon oncle presque pleurer de voir leurs biens dilapidés à vil prix», raconte ce fils de propriétaire de ferme laitière qui avait 11 ans à l’époque.

«Tous les frères et sœurs de mon père ont été expropriés. On vivait tous un drame en même temps», ajoute-t-il précisant que 48 ans plus tard, les terres n’ont pas été utilisées.

Aujourd’hui, ces descendants espèrent racheter ces terres afin de pouvoir «profiter des terres de (leurs) parents».

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