Le maire Germain Richer est en désaccord avec la démarche qui a mené au rapport sur le climat organisationnel et le fonctionnement de la Ville de Prévost.
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Climat organisationnel de Prévost: le rapport restera confidentiel

Par lpbw

POLITIQUE. Présentées le 16 octobre aux élus de Prévost, les conclusions du rapport sur le climat organisationnel et le fonctionnement de la Ville, payé par les contribuables, ne seront pas rendues publiques.

La firme K2RH qui a été mandatée pour mener cette étude a demandé que le rapport reste confidentiel, rapportent les conseillers indépendants Danielle Léger et Joël Badertscher. Plusieurs noms sont mentionnés dans le rapport et les risques d’être poursuivis devant la justice sont élevés, ajoutent-ils.

« On ne veut pas qu’il y ait une chasse aux sorcières. C’est important pour protéger les employés que ça reste confidentiel», affirme Mme Léger, qui s’était pourtant engagée avec les quatre autres conseillers indépendants, a diffusé publiquement ce rapport.

Des conclusions «assez claires»

Invités à commenter cette étude réalisée au coût d’environ 15 000$, les conseillers Léger et Badertscher n’ont pas trop voulu s’avancer. M.Badertscher a tout même souligné que les conclusions du rapport sont « assez claires».

« Nous avons des éléments pour faire avancer les choses. Un comité de gouvernance a été mis sur pied pour appliquer les recommandations du rapport, mais nous avons systématiquement l’obstruction du maire qui n’est pas d’accord avec le rapport», déplore le conseiller municipal, ajoutant que le maire Germain Richer a refusé de participer aux deux dernières réunions du comité.

De son côté, M.Richer a voulu minimiser l’impact de cette étude. Il a simplement mentionné qu’«il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Il y a toujours des employés qui ne sont pas contents dans une ville».

Un rapport qui divise

Rappelons que M. Richer s’est opposé dès le départ à cette démarche visant à faire la lumière sur le climat organisationnel et le fonctionnement de la Ville. Il note que la résolution adoptée en juin dernier par la majorité du conseil municipal mandatant Julie Hamel de la firme K2RH était « ciblée, orientée et basée sur des perceptions ou commentaires mal fondés, biaisés et erronés».

Il ajoutait que cette résolution portait atteinte à tout le personnel de la Ville et qu’elle avait un impact sur les dépenses des fonds publics.

De leur côté, les conseillers indépendants rappellent la pertinence de cette étude, mentionnant que la Ville a perdu 20 employés en deux ans. « Ce taux de roulement anormalement élevé soulève une problématique réelle en plus de coûter très cher aux contribuables», est-il écrit dans un communiqué signé par Danielle Léger, Claude Leroux, Joël Badertscher, Brigitte Paquette et Gaétan Bordeleau.

Notons que cette étude commandée par ces élus fait suite à la plainte pour harcèlement psychologique d’une employée contre le directeur général de la Ville Réal Martin le printemps dernier.

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