À l'usine de Mirabel
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Bombardier remet des lettres de mises à pied

Par lpbw

Des travailleurs de l’usine de Bombardier à Mirabel ont reçu des lettres de mises à pied vendredi dernier.

L’entreprise n’a pas mentionné le nombre d’employés affectés. Toutefois, elle a affirmé que ces coupes font partie de la suppression de 7000 postes, dont 2400 au Québec, annoncé il y a quelques mois.

«Le processus de mises à pied annoncé en février suit son cours. Ponctuellement, nous allons procéder avec le plan qui était prévu», a indiqué une porte-parole de Bombardier Isabelle Gauthier.

Les coupes auront lieu principalement dans les usines de Dorval et de Saint-Laurent à Montréal. Toutefois, certains employés qui verront leur poste être supprimé dans ces usines pourront être relocalisés à Mirabel et remplacer ceux en place.

«S’ils ont plus d’ancienneté, ils peuvent venir faire, ce qu’on appelle en anglais, un "bumping". Ce phénomène va se produire chaque fois que des groupes d’employés sont mis à pied», explique Mme Gauthier.

Celle-ci estime que plusieurs syndiqués pourront se trouver un poste au sein de l’équipe de la CSeries à Mirabel.

«On essaie de relocaliser le plus possible nos employés. Ce n’est jamais de gaieté de cœur que nous faisons des mises à pied. On souhaite une bonne reprise de l’économie», poursuit-elle. 
 
Minimiser les dégâts

De son côté, le syndicat des travailleurs tentera de trouver des moyens de maintenir les employés au travail.

«Dans de pareilles circonstances, notre rôle est de tout faire pour minimiser les dégâts», affirme Yvon Paiement, président de la Section locale 712 de l’Association Internationale des Machinistes et des travailleurs et travailleuses de l’Aérospatiale (AIMTA).

Le syndicat voudra voir avec l’employeur s’il est possible de mettre en place des incitatifs à la retraite.

«Ç’a été fait la dernière fois qu’il y a eu des mises à pied et nous avons réussi à maintenir une quinzaine de personnes en poste», explique David Chartrand, coordonnateur de l’AIMTA.

Celui-ci estime que des gens pourraient être formés dans d’autres métiers afin de combler des besoins à court terme de l’entreprise.

M.Chartrand reste malgré tout confiant et croit que lorsque le programme CSeries va accélérer la cadence des postes pourraient être créés.

Notons que l’AIMTA revendiquera auprès de l’employeur «la nécessité d’aménager un plan d’urgence pour tenter de sauver des emplois».

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