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Baisse de surplus à Prévost: le maire pointe du doigt les conseillers indépendants

Par lpbw

POLITIQUE. Les surplus de Prévost ont considérablement fondu, dévoile un rapport sur la situation financière de la Ville déposé par le maire Germain Richer lundi soir au conseil municipal.

La municipalité s’attend à un surplus de 182 070 $ cette année alors qu’elle en avait accumulé pour 923 350 $ en 2014, une différence d’environ 741 000 $.

Le maire Richer dresse une liste de raisons qui expliquent cet écart important. La diminution des transferts du gouvernement, le développement de la Ville au ralenti et la diminution des revenus du pacte fiscal en font partie.

Toutefois, M.Richer attire notre attention ailleurs. En effet, dans son rapport, il ne manque pas d’égratigner au quatrième paragraphe les conseillers municipaux indépendants en affirmant que « des dizaines de milliers de dollars ont été dépensés, en 2015, pour défendre la Ville contre des initiatives syndicales et pour faire réaliser des études votées par la majorité du conseil, malgré l’opposition du maire».

M.Richer fait plus particulièrement référence à l’étude sur le climat organisationnel et le fonctionnement de la Ville qui faisait suite à la plainte le printemps dernier d’une employée contre le directeur général de la Ville Réal Martin. Les conseillers Gaétan Bordeleau, Danielle Léger, Claude Leroux, Brigitte Paquette et Joël Badertscher ont demandé cette étude tandis que le maire s’y est toujours opposé.

« Je leur ai écrit que c’était du gaspillage de fonds public. On gère des fonds publics, on taxe le monde sur les services. On ne taxe pas le monde sur des avocats ou pour des études», affirme le maire.

« Le fonctionnement de la Ville, après les séances publiques, n’appartient pas aux élus municipaux, il appartient aux fonctionnaires. Ce sont nos gestionnaires qui ont un droit de gérance sur le fonctionnement de la Ville», poursuit celui qui estime que des élus travaillent pour leur intérêt.

«Totalement ridicule»

Le conseiller indépendant Joël Badertscher juge cette accusation « totalement ridicule et même risible». « On dirait un diable dans l’eau bénite qui essaie de se sortir de la tête de l’eau, mais n’y arrive pas. Il ne sait plus quoi dire».

M.Badertscher affirme que l’étude a été réalisée pour « aller au fond des choses et voir ce qui se passe à la Ville».

« Les frais de l’étude sont minimes comparativement au frais d’avocats qui ont été engagés pour défendre la Ville (contre les griefs). Une partie de l’argent pour l’étude aurait été dépensée de toute façon puisque lorsqu’on reçoit un grief, on doit défendre la partie patronale», note l’élu.

Par ailleurs, à la lecture du rapport, le conseiller a l’impression que le maire s’oppose au fait de défendre la Ville contre le syndicat, ce qui ne fait pas de sens, selon lui.

Celui-ci estime que c’est la décroissance de la Ville ainsi que la perte de « 700 000 $ en transfert du gouvernement provincial» qui expliquent en grande partie la baisse de surplus. En comparaison le coût de l’étude n’est pas significatif, note-t-il.

Les résultats de l’étude sont connus

Les résultats de l’étude sur le climat organisationnel et le fonctionnement de la Ville sont maintenant connus, nous annonce le conseiller municipal Joël Badertscher. Toutefois, ils ne seront pas rendus publics. L’élu peut simplement nous dire que les résultats sont «assez clairs» et que le maire n’accepte pas les conclusions.

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