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Marie-Chantal Hudon, optométriste : Une mission enrichissante au Sénégal

Dyane Bouthillette – Optométriste depuis environ une quarantaine d’années, Marie-Chantal Hudon revient d’une mission de 10 jours qui avait pour objectif de donner une formation en soin oculaire dans la ville de Saint-Louis, au Sénégal.

 

C’est dans le cadre d’un nouveau programme de lutte contre la cécité que la mission a été accomplie en collaboration avec IRIS Mundial.  Accompagnée d’une trentaine d’autres bénévoles, Marie-Chantal Hudon, propriétaire d’une clinique située à Saint-Jérôme et Laval, a participé à cette mission permettant aux Sénégalais d’améliorer leur santé oculaire et de leur offrir des outils de prévention.

Durant ce séjour, la docteure Hudon et son équipe ont notamment donné des formations, fait de la sensibilisation, effectué des examens de dépistage. « On a examiné un peu plus de 2000 patients », de dire l’optométriste.

De l’équipement à la fine pointe de la technologie a été donné au service d’ophtalmologie du Centre hospitalier régional de Saint-Louis et des chirurgies ont été effectuées. « Là-bas il n’y a qu’un seul ophtalmologiste pour un peu moins de 1 million de personnes dans la ville de St-Louis », indique Mme Hudon

Pas toujours facile…

Se rendre à l’étranger pour une telle mission représente un travail colossal demandant énormément d’organisation.

C’est un engagement qui va bien au-delà de l’enseignement. « Il faut préparer les formations et tous les documents dont ils ont besoin, trouver les instruments. C’est beaucoup de travail », explique Mme Hudon.

Outre les préparations sur le plan matériel, aller faire du bénévolat auprès d’une communauté dans le besoin est très exigeant sur le plan physique et émotionnel. « Il y a le stress de la performance, une part d’anxiété, la fatigue. On faisait des journées de 13h. On s’arrêtait pour manger une petite bouchée et on repartait. Ce n’est pas pour tout le monde », de confier l’optométriste.

… mais une expérience enrichissante

Pour Marie-Chantal Hudon, cette mission fut une expérience enrichissante permettant de mesurer la différence apportée aux populations démunies. « Ça ravive mon engagement. Je dirais qu’il y a beaucoup d’amour à faire de la coopération internationale.

Vous savez, ce n’est pas un secret pour moi, je le dis très ouvertement, on le fait d’abord pour soi, pour que ça rapporte, pour le bonheur, pour… comment je dirais… je pense que ça nous permet d’être des humains plus heureux. Ça replace les valeurs à la bonne place. C’est ça que je dirais! On devient plus satisfait de notre propre vie parce qu’on recherche le plus important. On le perd parfois de vue quand on est dans notre situation de confort, que l’on tient pour acquis », confie Marie-Chantal.

Les Sénégalais étant un peuple très reconnaissant et ouvert, Marie-Chantal garde un souvenir impérissable de son passage dans leur pays. Elle compte bien y retourner pour une autre mission. « Ce sont des gens éduqués. C’est très enrichissant au plan personnel et culturel. On est différent c’est certain, mais on est capable de se parler », dit-elle.

Dre Hudon et son équipe ont fait des examens de dépistage.

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