| Par France Poirier

1,5 M$ pour le projet Sexto : On pourra le déployer dans toutes les écoles du Québec

Dans le cadre de son Plan d’action concerté pour prévenir et contrer l’intimidation et la cyberintimidation 2020-2025, le gouvernement du Québec injectera 1,5 M$ dans le projet Sexto.

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a salué le soutien apporté au projet Sexto. « Les sommes investies, de 1,5 M$ sur cinq ans, permettront le déploiement du projet Sexto dans l’ensemble des écoles québécoises de niveau secondaire d’ici 2025 », souligne Me Marc Forgues, procureur en chef adjoint au Bureau d’aide à la jeunesse (BAJ) et membre de l’équipe de coordination du projet.

Sexto est un outil d’intervention qui aide les établissements scolaires de niveau secondaire à contrer rapidement et efficacement toute forme d’intimidation ou de violence liée au phénomène grandissant de sextage chez les jeunes. En droit criminel canadien, le sextage entre adolescents peut constituer une forme de pornographie juvénile. Cette approche unique est le fruit d’une collaboration entre des services de police, des établissements scolaires et le Bureau des affaires de la jeunesse (BAJ) du DPCP. Le projet a été élaboré en conformité avec les principes de la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents. Il répond aux besoins des jeunes et les aide dans leur développement. Il tient également compte des intérêts des victimes, favorise la responsabilité des adolescents par la prise de mesures offrant des perspectives positives et mise sur la réadaptation et la réinsertion sociale. Cette mesure non judiciaire novatrice vise à prévenir le sextage et à limiter les conséquences pour les jeunes impliqués, tout en permettant aux intervenants des milieux scolaire, policier et judiciaire de régler une situation dans un délai moyen de quatre jours seulement. « Les sommes investies, de 1,5 M$ sur cinq ans, permettront le déploiement du projet Sexto dans l’ensemble des écoles québécoises de niveau secondaire d’ici 2025 », souligne Me Marc Forgues, procureur en chef adjoint au BAJ et membre de l’équipe de coordination du projet.

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales

Le DPCP fournit, au nom de l’État, un service de poursuites criminelles et pénales indépendant, contribuant à assurer la protection de la société, dans le respect de l’intérêt public et des intérêts légitimes des victimes.

La petite histoire d’un grand projet

Le lieutenant Serge Boivin et l’agent Robin Pouliot, policier aux relations médias et aux affaires communautaires, s’inquiètent d’une hausse des cas de sextage chez les jeunes à Saint-Jérôme.

Ils constatent également le manque d’outils, autant dans les milieux scolaire, judiciaire et policier, pour prendre en charge ces situations adéquatement et uniformément, et des délais trop longs pour intervenir et limiter les répercussions sur les jeunes impliqués.

Dès lors, 2 procureurs du BAJ, Mes Marc Forgues et Maxime Ouellette, plongent avec enthousiasme dans l’aventure. Le BAJ, un bureau à vocation particulière du DPCP, regroupe l’ensemble des procureurs aux poursuites criminelles et pénales qui se consacrent aux dossiers en matière jeunesse.

À la faveur d’un intérêt grandissant pour le projet, l’équipe de coordination s’est agrandie grâce à l’arrivée de Me Louis-David Bénard. Des procureurs jeunesse de partout au Québec sont de plus en plus nombreux à être formés à l’emploi de la méthode Sexto. Et les partenariats avec des services de police ne cessent de se multiplier.

Ainsi, l’initiative née à Saint-Jérôme sera portée par des procureurs œuvrant dans d’autres districts judiciaires et continuera de faire la différence pour des milliers de jeunes aux 4 coins du Québec.

Source : Directeur des Poursuites criminelles et pénales (DPCP)

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