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101 000 $ en un mois sur la 117 à Prévost

Par lpbw

TRANSPORTS. Le radar photographique mobile installé périodiquement en bordure de la route 117 a été efficace depuis son entrée en service : à la fin du mois d’avril dernier, il avait distribué un total de 1245 contraventions pour un total de 118 546 $ selon les données du ministère de la Justice.

Danny Hillaert et son épouse ont appris à la dure la présence d’un radar photographique mobile sur la route 117 à Prévost : en l’espace de quelques jours, ils ont reçu trois contraventions totalisant 268 $ pour avoir roulé au-dessus de la limite de 50 km/h.

M. Hillaert déplore que le radar soit placé à moins de 200 mètres du début de la zone de 70 km/h. Il estime que les automobilistes, voyant l’affiche au loin, accélèrent et se font prendre par le radar. « On ne roule pas en fou quand on passe là, » mentionne-t-il.

À la Sûreté du Québec, on affirme toutefois que les zones de vitesse débutent à l’endroit où se trouve l’affiche et pas avant. Un automobiliste n’est donc pas en droit de rouler à 70 km/h avant d’arriver à la hauteur du panneau.

Danny Hillaert mentionne aussi que la signalisation n’est pas suffisante pour indiquer la présence d’un radar. Depuis l’automne dernier, 36 nouveaux appareils de détection de la vitesse ont été déployés à travers la province et certains d’entre eux sont des dispositifs mobiles qui peuvent être positionnés à divers endroits sur une route. La zone ciblée est bordée de panneaux avertissant de la présence de radars sur un certain nombre de kilomètres. À Prévost, la zone concernée débute à l’intersection du chemin Sainte-Anne-des-Lacs et va jusqu’à l’intersection du boulevard du Clos-Prévostois.

Pressions politiques

Au départ, M. Hillaert avait la ferme intention de contester sa contravention, mais il aurait appris que ses chances de succès sont plutôt minces. Il veut maintenant se tourner vers les élus pour que ceux-ci fassent pression sur les autorités. « Chose certaine, on ne passera plus là, on va prendre la 15 », conclut-il.

Un radar payant

Dans le seul mois d’avril, le nombre de constats signifiés par le radar de Prévost a explosé : 1054 contraventions ont été données pour un montant de 101 688$.

Cette efficacité est aussi remarquée par les employés des bureaux de poste de la région. Les conducteurs pris en défaut reçoivent leur amende par courrier recommandé et doivent se rendre au bureau de poste pour en prendre possession. À Saint-Sauveur, on affirme recevoir des piles de contravention chaque semaine : entre 20 et 30 conducteurs doivent s’y présentent pour recevoir leur lettre. À Prévost, le phénomène serait encore plus grave.

Où va l’argent?

Au Québec, les radars photographiques et les appareils de surveillance aux feux rouges ont rapporté près de 90 M$ depuis 2009; des montants qui doivent servir à l’amélioration de la sécurité routière et au soutien des victimes de la route. « En vertu de la Loi sur le ministère des Transports, les amendes et les frais découlant des infractions détectées par les radars photo et les appareils de surveillance aux feux rouges sont portés au crédit du Fonds de la sécurité routière. Ces sommes ne peuvent être affectées qu’au financement de mesures ou de programmes de sécurité routière et d’aide aux victimes de la route », peut-on lire sur le site du ministère des Transports, mobilité durable et Électrification des transports.

Texte: Éric Nicol

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