(Photo : Altaï Skis Canada - Christyna Mérette )

Le ski-raquette gagne du terrain 

Par Alec Brideau

Le ski-raquette, parfois appelé ski Hok, gagne en popularité dans la région. Ce sport, dont l’équipement s’avère un genre d’hybride entre le ski de fond et la raquette, semble être celui choisi par de plus en plus de gens voulant profiter de la beauté des sentiers laurentiens.

Équipé, pour moins cher

L’équipement n’a rien de bien compliqué : des skis courts et robustes munis d’une peau de phoque intégrée sous la semelle, des bottes et bâtons de ski.

La peau de phoque permet de meilleures ascensions et de limiter la vitesse lors des descentes. De leurs côtés, les fixations fonctionnent généralement avec n’importe quelles bottes de randonnée. Cela rend ainsi le sport plus accessible pour celles et ceux qui souhaitent l’essayer. Il n’y a pas vraiment de technique de ski avancée. Un débutant peut s’initier en quelques minutes.

Dans une région où le plein air est omniprésent, il peut rapidement devenir coûteux d’en pratiquer plusieurs, ou au quotidien selon celui choisi. Le ski-raquette, bien que praticable en hiver seulement, permet de sauver des centaines de dollars puisque les bottes de ski ne sont pas essentielles. De plus, une fois les skis et les bâtons en votre possession, vous agissez en toute liberté ! À l’exception de possibles frais d’entrée pour certains sentiers, vous êtes prêts pour toute la saison !

Explorer le territoire

​Qui pratique le ski-raquette? Le profil est varié : un ancien skieur qui ne souhaite plus attendre aux remontées mécaniques, un nouveau curieux de plein air, ou encore une passionnée de l’hiver qui veut explorer les sentiers laurentiens avec quelque chose de plus agréable pour les genoux que des raquettes.

​C’est aussi devenu l’outil de prédilection de celles et ceux qui aiment sortir de la maison le week-end. En ski-raquette, vous pouvez sortir des sentiers battus sans s’empêtrer dans les branches.

​Avec de plus en plus d’adeptes du ski-raquettes, devrait-on revoir la cohabitation des sentiers dans la région ? Le ski-raquette est trop lent pour les pistes de ski de fond tracées, mais parfois trop rapide pour les sentiers de raquette étroits où les marcheurs ne s’attendent pas à croiser un skieur.

Du moins, certains gestionnaires de plein air, ainsi que des municipalités commencent à baliser des zones de « forêt ouverte », dans l’objectif d’accommoder cette clientèle qui ne veut plus être confinée à un corridor unique.

​Au final, le succès du ski-raquette dans les Laurentides confirme une tendance : un désir de retour à la simplicité et une volonté de profiter de l’hiver sans complication. Il ne s’agit plus d’une curiosité, mais d’une nouvelle façon d’explorer et de profiter de l’hiver.

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