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Procès Turcotte:"Guy Turcotte était un bon gars" – Me Poupart

Par lpbw

PLAIDOIRIE. En ce troisième jour de la plaidoirie de la défense, Me Poupart a dépeint Guy Turcotte comme un homme aimant «qui tentait tout ce qu’il pouvait afin de triompher de sa séparation avec Isabelle Gaston, comme l’ont également exprimé plusieurs experts lors de ce procès».

Dans les témoignages de différents témoins, Me Poupart a relevé les caractéristiques qui décrivaient Guy Turcotte comme un père de famille aimant et un excellent médecin apprécié de tous. «Il a dit à plusieurs reprises à l’Hôpital de Saint-Jérôme aimé Isabelle Gaston. Ceci n’est pas le résultat de la haine, de la colère et de la rage, mais bien plus de l’incompréhension concernant l’échec de son couple», a mentionné l’avocat de la défense rappelant qu’il est important d’évaluer l’accusé dans tous les aspects de sa vie.

«M. Turcotte était un bon être humain, ce qui rend d’autant plus paradoxale, à moins qu’il souffrait de maladies mentales, qu’il aurait pu causer un geste comme celui-là», a déclaré Me Poupart qui s’est également attardé sur le côté obsessionnel compulsif de Turcotte voulant qu’il n’ait pu planifier «une mort avec une désorganisation évidente».

Après avoir présenté de nombreux témoignages présentant l’ex-cardiologue comme une bonne personne sans passé d’homme violent et avec l’intention d’offrir le meilleur pour ses enfants, Me Poupart s’est questionné. «Est-ce le portrait qu’on se fait des gens qui commettent des meurtres?»

Rappelons que selon l’agent d’immeuble, Turcotte était heureux d’avoir trouvé une maison à proximité afin de ne pas déraciner ses enfants. «C’est ce qui préoccupait M. Turcotte après la séparation», a souligné à maintes reprises Me Poupart.

Il a tenu à ce que les jurés aient toujours en mémoire que c’est le trouble d’adaptation avec humeur anxieuse et dépressive de Turcotte, provoquant une crise suicidaire aiguë, qui a donné lieu aux événements du 21 février 2009.

Mise en garde

Me Poupart a mis en garde le jury devant les dires de l’infirmière Duhamel voulant que Turcotte ait posé ce geste pour emmerder la mère de ses enfants, Isabelle Gaston. «Cette surprenante déclaration n’avait jamais été abordée avant la préparation de ce deuxième procès. Elle n’a jamais divulgué ce secret d’une telle lourdeur entre 2009 et 2015», a lancé Me Poupart.

La suite du procès

La plaidoirie de la défense n’étant pas terminé, les procédures reprendront lundi prochain, le 23 novembre. Par la suite, ce sera au tour de la Couronne de présenter son plaidoyer.

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