Une autopatrouille du Service de police de Mirabel a roulé sur le corps de Pierre Paquette
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La météo a causé la mort du motocycliste Pierre Paquette

Par lpbw

La météo est à l’origine de l’accident qui a causé la mort du motocycliste Pierre Paquette le soir du 16 mai 2014 sur la route 117 à Mirabel, selon le rapport du coroner dévoilé récemment.

Cette soirée, la victime de 65 ans a été écrasée par une voiture de police après avoir fait une chute sur la chaussée mouillée.

M.Paquette roulait vers le nord sur la route 117 lorsqu’il a décidé de suivre son frère qui a dépassé une dépanneuse avec son véhicule. Le motocycliste, qui n’a pas aperçu la dépanneuse à temps, a percuté l’arrière gauche du camion à benne qui est remorqué.

Après sa chute sur la chaussée, le résident de Laval, gisant blessé, est incapable de se relever.
À ce moment, des véhicules s’arrêtent et ils interpellent une autopatrouille du Service de police de Mirabel qui circule vers le sud. La policière fait demi-tour et se dirige en direction de l’accident.

«Alors qu’elle circule vers le nord, son attention est dirigée par les véhicules immobilisés au loin et non sur le devant de la chaussée. Elle heurte alors M.Paquette qui est étendu sur la chaussée», écrit le coroner Michel Ferland.
Un constat de mort évident est effectué par les policiers appelés sur les lieux en renfort.

Manque de visibilité

Dans son rapport, le coroner note qu’en voulant suivre son frère, l’homme a soit manqué d’adhérence sur la chaussée détrempée, perdu le contrôle en raison des fortes projections d’eau causées par le véhicule de son frère et de la dépanneuse ou il a tout simplement heurté le camion-benne en raison de la pluie et de la mauvaise visibilité.

«Le principal facteur à retenir est sans contredit la météo qui n’était pas compatible avec la conduite d’une motocyclette dans des conditions nocturnes. Tous savent que le corps n’est pas protégé par les intempéries lorsqu’il pleut et que le conducteur a tendance à se rabattre sur lui-même pour diminuer l’exposition de son corps. La pluie heurtant le casque protecteur n’aide pas non plus à la visibilité», écrit le coroner Ferland qui ajoute que la vitesse et l’inexpérience ne sont nullement en cause.

Après l’accident fatal, le frère de la victime a affirmé que le camion-benne n’était pas visible dans son ensemble et que les gyrophares de la dépanneuse n’étaient pas en fonction. Le conducteur de la dépanneuse a une autre version. Le coroner note qu’il est difficile dans les circonstances de se prononcer sur cette question.

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