(Photo : Gracieuseté)
Stéphane Martel, accompagné de sa bonne amie Carmen Sylvestre, avec qui il collabore.

Stéphane Martel : du rock à l’humour

Par Alexane Taillon-Thiffeault

Humoriste de la relève, musicien, créateur de contenu et touche-à-tout artistique, Stéphane Martel multiplie les projets depuis plusieurs années. Après avoir passé une bonne partie de sa vie sur scène comme chanteur et musicien, il se consacre aujourd’hui à l’humour avec un spectacle qui mélange monologues, sketchs, vidéos et improvisation.

L’humoriste est de passage à Saint-Jérôme le 23 mai prochain, au Tapis Rouge. Originaire de Saint-Lin-Laurentides, Stéphane Martel baigne dans le spectacle depuis l’adolescence. « À l’école, je faisais tout le temps des shows de fin d’année », raconte-t-il. Avant l’humour, il a d’abord été batteur pendant une dizaine d’années, puis chanteur durant près de 30 ans.

Au fil du temps, il touche aussi au théâtre, à la figuration et au cinéma. Il participe à plusieurs courts métrages, des productions étudiantes et quelques projets télévisuels. Pendant la pandémie, il écrit même une série diffusée sur Facebook, intitulée Le domaine maudit, un suspense teinté de paranormal tourné avec des moyens très modestes.

« On filmait avec un iPhone 5C. Je faisais même les sons en postproduction chez nous », raconte-t-il en riant. Le projet attire toutefois l’attention de certains acteurs connus et de professionnels du milieu. Des comédiens ayant joué dans les séries District 31 et Unité 9 acceptent même d’y participer bénévolement.

Un retour inattendu vers l’humour

Stéphane Martel n’avait jamais envisagé sérieusement une carrière en humour. C’est un concours d’humoristes de la relève qui change la donne.

Invité à remplacer un participant quelques jours avant un spectacle, il écrit rapidement un numéro et monte sur scène. « Quand je suis allé à la soirée, j’ai gagné par applaudissements », explique-t-il. Les contrats s’enchaînent ensuite rapidement : soirées privées, partys de finissants, spectacles corporatifs et participations au populaire Gong Show, où il réussit à se démarquer à plusieurs reprises.

Encouragé par l’accueil du public, il se lance alors dans l’écriture complète de son premier one-man-show. « Avant même de faire le Gong Show, je m’étais écrit un spectacle complet », souligne-t-il. Son premier grand spectacle présenté à Saint-Lin affiche salle comble. Plus de 300 personnes assistent à la représentation, certaines debout faute de places assises disponibles.

Une formule hybride

Aujourd’hui, Stéphane Martel propose une formule qu’il décrit lui-même comme un mélange de plusieurs disciplines artistiques.

Sur scène, les monologues côtoient des sketchs filmés, des publicités humoristiques projetées sur écran et même certains éléments théâtraux. « Tu as un petit peu de théâtre, un petit peu de monologue, un petit peu de sketch », résume-t-il.

Le spectacle comprend également plusieurs capsules humoristiques qu’il diffuse déjà sur les réseaux sociaux. Certaines de ses vidéos ont cumulé plusieurs centaines de milliers de vues sur Facebook et TikTok.

Son approche mise aussi beaucoup sur l’interaction avec le public et les surprises improvisées. Durant certains spectacles, un livreur de pizza devient même involontairement une vedette de la soirée lorsque la foule l’accueille comme une rockstar à son arrivée dans la salle.

Une complicité avec Carmen Sylvestre

L’un des moments forts du spectacle demeure toutefois la présence de la comédienne Carmen Sylvestre, qui interprète sa grand-mère dans certains numéros.

Les deux artistes se sont rencontrés à l’époque du projet Le domaine maudit et ont développé une relation d’amitié au fil des années. « Ça fait pratiquement six ou sept ans qu’on s’appelle chaque semaine. C’est pratiquement ma grand-maman pour vrai », raconte Stéphane Martel.

Selon lui, la présence de Carmen Sylvestre crée instantanément une proximité avec le public. « Quand elle entre sur scène, le numéro est déjà vendu », affirme-t-il. Après chaque représentation, la comédienne prend également le temps de rencontrer les spectateurs pour des photos et des autographes.

Malgré ses nombreuses années d’expérience comme musicien et chanteur, Stéphane Martel admet ressentir encore de la nervosité avant chaque spectacle. « Deux jours avant le show, je suis stressé. Quand j’arrive sur place, je suis pratiquement en train de trembler jusqu’à la première réaction du public », confie-t-il.

Mais une fois sur scène, l’humoriste retrouve rapidement ses repères. « Quand j’entends le monde rire, surtout pendant les vidéos pendant que je suis en coulisses, ça vient me chercher à chaque fois. Ça, c’est magique », conclut-il.

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


The reCAPTCHA verification period has expired. Please reload the page.