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Rencontre avec Michel Rabagliati

Par lpbw

SAINT-JÉRÔME. Avec les huit livres de sa série Paul traduite en six langues, vendue à plus de 250 000 exemplaires à travers le monde, Michel Rabagliati est une figure incontournable de la bande dessinée au Québec. Nous l’avons rencontré à la bibliothèque du Frère-Marie-Victorin, dernièrement.

L’auteur, invité par Guillaume Boyer-Robert, nous confie que ses livres sont très populaires dans les bibliothèques. «Paul rassemble tout le monde, de 7 à 77 ans. Il y a une cote d’amour assez impressionnante pour cette série. Au début, je ne pensais pas que ça allait rejoindre autant de monde. Mes lectrices les plus fidèles sont des femmes de 60 ans et plus ou des gens qui ne lisaient pas du tout de BD, c’est un peu une surprise.»

Le dernier album Paul dans le Nord est sorti cette année. Michel Rabagliati tient les rênes de sa série depuis 17 ans. Il pense bien que cet album sera le dernier. «La série s’arrête, mais moi, comme auteur, je ne veux pas m’arrêter. Cette série s’inspire à 100 % de sa vie. «Comme c’est autobiographique et que j’ai eu une vie urbaine assez plate (je n’ai pas été pilote d’avion au Tibet!), je ne peux pas raconter un million d’histoires. Maintenant, je dois partir sur un nouveau chemin», nous raconte-t-il.

Un nouveau projet

«Ma vie a beaucoup changé, les histoires guillerettes sont plus loin derrière moi», ajoute-t-il. Son nouveau personnage aura la cinquantaine. «Ça ne sera pas un Paul, je ne pense pas que ça soit un album qui va être inclus dans les huit tomes de la série. On va être dans un autre ton, plus adulte plus contemplatif, plus horizontal. J’ai envie de faire un projet de 300 pages, ça peut prendre 5 ans.»

Revenons à Paul dans le Nord. «C’est ici, c’est Saint-Jérôme, Saint-Hippolyte, Saint-Sauveur, le plus loin où ils vont, c’est Mont-Laurier. Ce qui est intéressant dans ce livre c’est qu’ils font de l’auto-stop, du pouce (les jeunes ne savent même pas qu’ils peuvent sortir le pouce, ça n’existe plus!). On est en 1976. On reconnaît la 117, Lafontaine, le pont de Mont-Rolland, les montagnes de Sainte-Adèle. On voit le Petit Poucet de Val-David.» Le tout, sur fond de Jeux olympiques, de musique de Peter Frampton et de Beau Dommage…

Son sixième album Paul à Québec a reçu le prix du public, lors du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême de 2010. C’était la première fois qu’un Québécois remportait un tel prix.

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