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Rencontre avec Caroline Dusseault

Par lpbw

DANSE. La chorégraphe et directrice artistique Caroline Dusseault, originaire de Sainte-Anne-des-Lacs, présentera La suite logique, le 8 avril à Saint-Jérôme, sa dernière pièce. Il s’agit d’un spectacle interactif et participatif qui ne peut se jouer sans le public, parce que la rencontre est au cœur de l’œuvre de la chorégraphe.

Pour Caroline Dusseault, un spectacle c’est moins une représentation qu’une rencontre avec les gens. La créatrice veut définitivement, et pense y arriver, aller rejoindre avec ses créations, de façon assez subtile, les gens qui ne connaissent pas la danse. «Ceux qui ne sont pas habitués à la danse vont être encore plus interpellés. Si je le présentais devant un public d’élite ou de danseurs à Montréal, je pense qu’il n’y aurait pas la même réaction. Ils sont ailleurs dans l’art, à se questionner sur d’autres choses, alors que moi je suis à répondre à un besoin, justement, de contacter la personne qui ne connaît pas bien la danse et qui est frileuse de ça».

Créativité complice

Mais qu’est-ce qui anime la directrice artistique? «Mon but est d’atteindre le public et de lui faire vivre quelque chose, le faire se sentir concerné en l’impliquant dans le spectacle. Dans un souci de «pédagogie artistique», cette pièce qui va leur faire voir les coutures du spectacle et de l’inspiration. Je les fais participer, les invite à voir le cadre du spectacle. Je m’amuse avec ça et ce qui m’anime, qui me motive, c’est comment je vais réussir à aller atteindre mes spectateurs. J’ai eu une super belle réponse jusqu’ici».

Réagissant à la phrase souvent entendue après les spectacles de danse: «C’était beau, mais je n’ai rien compris», la chorégraphe souhaite que sa création ne soit pas juste belle. «J’ai envie que les gens vivent quelque chose, d’aller le plus proche possible d’eux.»

Au final, le spectacle ne sera jamais deux fois le même. «On travaille avec le hasard.» Sur scène, deux danseurs, des «perles rares, nous dit-elle, parce que ce type de spectacle demande d’être complètement disponible et d’être en symbiose avec moi et les techniciens. Je leur demande d’être le plus intuitif et spontané possibles, tout en respectant les cadres et les règles du jeu.»

 

Caroline Dusseault a fait des études en danse contemporaine. Elle a choisi d’être chorégraphe parce qu’elle a besoin d’être au-devant de projets. «C’est dans ma nature. J’ai besoin d’exprimer des choses, de les faire avancer et de voir les gens autour de moi évoluer et avancer dans un projet que je mets sur pieds.»

Elle est arrivée dans la danse par hasard, en s’inscrivant en concentration danse de l’École secondaire Augustin-Norbert-Morin à Sainte-Adèle, parce que ses amies y étaient. Et, elle s’est laissé embarquer, prendre par la danse. «Ça m’a vraiment parlé.»

La suite logique roule depuis 2013. Le 15 avril ce sera probablement la dernière représentation. La jeune chorégraphe a déjà amorcé la création de sa nouvelle pièce Down 2.0 Earth.

Le spectacle La suite logique sera présenté, le vendredi 8 avril à 20 h à la salle Antony-Lessard.

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