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Les mauvaises herbes, une imprévisible comédie dramatique

Par lpbw

ENTREVUE. Le film Les mauvaises herbes, une comédie dramatique réalisée par Louis Bélanger, a été présenté en première à Saint-Jérôme le dimanche 6 mars au cinéma Carrefour du Nord, en présence du réalisateur et du comédien Gilles Renaud.

Le film, un délectable mélange d’humour (parfois noir), d’émotions et de suspense, une montée tranquille, mais pleine d’imprévus scénaristiques, vers la reconstruction d’une famille recomposée autour d’un vieux solitaire, met en vedette Alexis Martin, Gilles Renaud, Luc Picard, Emmanuelle Lussier-Martinez et Myriam Côté. À leurs côtés, on retrouve également Bénédicte Décary, François Papineau, Sylvio Archambault, Stéphane Jacques, Gary Boudreault et Patrick Hivon.

Le long métrage, selon un scénario de Louis Bélanger et Alexis Martin, a été tourné à Arundel, dans les Laurentides, de janvier à mars 2015. «Sur la ferme, quand je suis arrivé, il y avait l’âme de mon personnage, Simon», nous confie le réalisateur Louis Bélanger (Gaz Bar Blues, Route 132). Le cadre de l’histoire: l’économie parallèle de la culture du pot dans une ferme, une réalité en région.

Deux modes

«Grosso modo, ce qu’on voulait faire, c’est un film sur deux personnes qui doivent passer l’hiver ensemble, la récolte de cannabis est un prétexte. Il leur fallait un projet commun», nous explique le réalisateur. «C’est un film qui joue sur deux modes, le drame et la comédie. Je trouve ça important de jouer avec les appréhensions du spectateur. Je ne veux pas donner tout cuit dans le bec en partant. Je considère le spectateur comme une personne intelligente. Ici, le spectateur pense que Simon Boulerice (Gilles Renaud) est juste un grigou, un bandit qui fait pousser du pot, mais le film avance et tu apprends ses motivations, et il se révèle à être beaucoup plus complexe qu’en apparence.

Dans le film, il est question de l’amitié entre trois personnes qui n’ont pas grand-chose en commun, de filiation et de solitude. Pour Gilles Renaud (Simon Boulerice), ce fut un rôle intéressant à jouer. «Il s’agit de trois personnes qui ne peuvent pas fonctionner ensemble; qui se rapprochent de plus en plus pour devenir une famille fonctionnelle, un père, un grand-père et une petite fille. Il y a des conflits de générations et une humanité entre elles, très vive, très chaude.»

Le comédien nous raconte qu’il était présent dès le début du projet du film, avant même que les auteurs commencent à l’écrire. «J’ai lu toutes les versions, alors je me suis familiarisé lentement avec ce personnage, pas très loin de certains personnages que je peux jouer, qui va sur les deux cordes, la comédie et le drame.» Il avait déjà tourné avec Alexis Martin, dans Route 132. Il nous confie également son bonheur de travailler avec Emmanuelle Lussier-Martinez, un personnage très important dans le film, Francesca, une découverte.

Le film prendra l’affiche le 11 mars prochain partout au Québec.

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