| Par martine-laval

Inscape d’Alexandra Stréliski : Une musique pour voyager dans son propre imaginaire

Pianiste-compositrice d’origines française et canadienne ayant grandi entre Paris et Montréal, Alexandra Stréliski a fait ses débuts avec son disque Pianoscope (2010), mais a été révélée au grand public à travers les films Dallas Buyers Club (2013) et Démolition (2016) de Jean-Marc Vallée et plus récemment via la bande-annonce de l’acclamée série Big little Lies (HBO, 2017).

Le 19 mars au Théâtre Gilles-Vigneault, elle jouera la musique de son 2e album Inscape, des compositions qui font vibrer les émotions et emplissent l’esprit d’images… cinématographiques.

Qu’est-ce qui vous a inspiré les compositions d’Inscape?

Pour moi, Inscape réunit les mots interior et landscape qu’on pourrait traduire en français par « paysage intérieur ». Dans une année où ma vie a chaviré – j’ai changé de travail, je me suis séparée, j’ai vécu une profonde dépression -, Inscape a été une crise existentielle durant laquelle j’ai eu à traverser divers paysages intérieurs, mouvementés, beaux et souffrants à la fois, confie la compositrice. En cherchant à combler un certain vide émotionnel, j’ai suivi une pulsion créatrice. J’ai improvisé sur mes états d’âme. Comparé à Pianoscope, Inscape est un album beaucoup plus personnel dans ma vie.

Pourquoi tant d’années entre Pianoscope (2010) et Inscape (2018)?

D’abord j’avais besoin d’être prête pour faire de la musique à temps plein. Puis ça m’a pris un certain temps pour monter sur scène, partager mes pièces personnelles, dévoiler ma vulnérabilité, donner accès à mon intimité. J’étais également occupée à gagner ma vie, je travaillais en publicité. J’attendais le bon moment pour le faire.

Pianoscope s’est donc composé en parallèle de ce que vous faisiez et ça a porté fruit?

Vous vivez de votre musique désormais?

Absolument! C’est un privilège de pouvoir vivre de son art et de faire ça à temps plein! J’en suis très reconnaissante et je suis confiante. C’est également valorisant de passer d’un mode de vie de salariée, et de se lancer à temps plein dans son art, sans filet de sécurité. Je me sens choyée par la vie et ça me confirme que j’ai pris la bonne décision.

Avez-vous un lien avec les Laurentides?

Absolument! Mes parents demeurent à Morin-Heights. On y a une maison depuis environ 17 ans. Je viens donc souvent dans les Laurentides.

Ses coups de cœur laurentiens

  • Elle avoue avoir un faible pour Sainte-Agathe qu’elle trouve très jolie chaque fois que qu’elle y passe du temps.
  • Elle aime faire du ski de fond dans le Corridor aérobique à Morin-Heights.
  • Elle aime le plein air et les Laurentides sont une belle région pour ça.

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