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Au coeur du mythe et de l'histoire

Par lpbw

CINÉMA. La légende de La Chasse-galerie a profondément marqué l’imaginaire québécois. Le cinéaste Jean-Philippe Duval la revisite dans son dernier film qui prendra l’affiche partout au Québec, ce vendredi 26 février. La tournée de promotion passait par Saint-Jérôme, dimanche dernier. TC Media a rencontré trois des acteurs, le réalisateur et le producteur du film juste avant sa projection, en avant-première, au Cinéma Carrefour du Nord.

Ce film nous entraîne au cœur de l’histoire québécoise, dans un camp de bûcherons. On est en 1888. Pour le comédien Francis Ducharme, «ce film, c’est un hommage qu’on rend aux gens de cette époque.» Son grand-père était bûcheron.

Durant le tournage, il y aura aussi eu ces nuits avec des conditions extrêmes de froid (-40 degrés). «Des conditions extrêmes pour nos acteurs, avoue le réalisateur, avec un mois de février le plus froid depuis 115 ans. On tournait l’hiver, mais aussi de nuit, en pleine forêt! »

Le diable

Le personnage qui incarne le diable est joué par François Papineau. Le diable comment on incarne ça ? «C’est une espèce de courtier en mauvaises actions!» dit-il. Surtout, le comédien adore les mythes fondateurs «j’ai fait beaucoup de théâtre. Mon travail est d’analyser, de voir la partie inconsciente des œuvres, de voir ce qui peut être véhiculé à travers ça. C’est mon travail depuis 25 ans. Quand, j’ai été approché par Jean-Philippe Duval, je savais qu’il y a avait un travail à faire, une transmission, pour amener une information au public», nous explique-t-il avant d’ajouter: «Ce n’est pas un film sur la morale, mais qui va questionner beaucoup sur la morale. Je pense que c’est un excellent film à voir en famille pour soulever des discussions avec les jeunes. Ça sert à ça aussi les mythes, à mettre à l’extérieur de soi. D’être capable de reconnaitre à l’extérieur ce qui est le bien, ce qui est le mal.»

Mythe fondateur

Oui, un mythe fondateur est là pour nous exprimer quelque chose de fondamental. La légende apporte ce questionnement ancré dans la nuit des temps tout autant qu’au cœur de notre actualité : «Jusqu’où ton ego est-il prêt à aller pour assouvir tes besoins personnels? Es-tu prêt à aller jusqu’à vendre ton âme au diable au détriment du bien collectif, de la communauté? C’est ce qui se passe dans l’histoire. D’actualité, oui: «Aujourd’hui, la question est: jusqu’où on va vendre notre âme pour faire de la culture», dit le réalisateur, «ou pour faire du cash», ajoute le producteur.

Parlant d’argent justement, le budget du film est important, pour le Québec, autour de 7 M$, mais ce n’est rien à côté d’un budget de film américain. «Ce projet était ambitieux! Ça a été un miracle de se rendre au bout du chemin avec ce montant-là. Il a fallu de l’imagination, du talent, de la créativité,» souligne le producteur, Réal Chabot.

Chasse-galerie : La Légende prendra l’affiche partout au Québec, ce vendredi 26 février.

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