Vous rappelez-vous de ces lieux disparus ?
Au cours des 40 dernières années, le visage de Saint-Jérôme et de ses environs a beaucoup changé. Des commerces ont fermé, des bâtiments ont été démolis et certains lieux de rassemblement ont complètement disparu du paysage.
Pourtant, ils demeurent bien présents dans les souvenirs de plusieurs générations. À l’occasion du 40e anniversaire du Journal Le Nord, retour sur quelques endroits qui ont marqué la mémoire collective.
Le ciné-parc de Saint-Jérôme
Bien avant les plateformes de diffusion en continu, les Jérômiens pouvaient regarder un film confortablement installés dans leur voiture. Ouvert en 1973, le ciné-parc de Saint-Jérôme se trouvait près de l’autoroute des Laurentides, sur le terrain aujourd’hui occupé par Doppelmayr.
À l’époque, les automobilistes accrochaient un haut-parleur à leur fenêtre pour entendre le film projeté sur un écran géant. En 1980, le site comptait deux sections pouvant accueillir au total 1 254 véhicules. Le ciné-parc ferme finalement ses portes en 1985, après une douzaine d’années d’activité.
Le cinéma Rex
Situé sur la rue Saint-Georges, le cinéma Rex a longtemps été une destination incontournable pour les amateurs de cinéma. Inauguré à son emplacement le plus connu en 1930, il a traversé plusieurs générations, de l’époque des films muets jusqu’aux productions hollywoodiennes modernes.
En 1989, l’établissement est réaménagé en deux salles afin de s’adapter aux nouvelles habitudes des spectateurs. Malgré ces changements, le cinéma cesse ses activités en 1995, après plusieurs décennies de projections. Le bâtiment connaîtra ensuite d’autres vocations, notamment celle de discothèque.
Le Café d’en Face
Pendant plus de trois décennies, le Café d’en Face a été un lieu de rassemblement bien connu au centre-ville de Saint-Jérôme. Situé au 292, rue du Palais, ce resto-pub était particulièrement populaire auprès des étudiants du Cégep de Saint-Jérôme. On s’y retrouvait pour prendre un verre, manger ou simplement passer du temps entre amis. Après 32 ans d’existence, l’établissement ferme définitivement ses portes en janvier 2017.
Sa disparition marque la fin d’une époque pour de nombreux habitués qui y avaient accumulé les souvenirs.
La Maison Langwell et Chaussures Théorêt
Certains lieux disparaissent à la suite d’événements tragiques. C’est notamment le cas de la Maison Langwell, un bâtiment patrimonial construit en 1838, qui a notamment abrité le restaurant La Maison Millaire. Située au centre-ville de Saint-Jérôme, elle était l’une des plus anciennes constructions de la ville.
Le 15 janvier 2021, un important incendie détruit l’édifice, ainsi que le restaurant Coco et crêpes et le commerce Chaussures Théorêt. Ce dernier était établi depuis 1941 et faisait partie du paysage commercial jérômien depuis plusieurs générations. Les bâtiments ont été démolis à la suite du sinistre, laissant un vide au cœur du centre-ville.
L’ancien commerce Victor Piché
Autre commerce qui a marqué l’histoire du centre-ville, Victor Piché avait autrefois pignon sur rue au 216, rue Labelle. Même après la cessation de ses activités, son bâtiment demeurait un témoin du passé commercial de Saint-Jérôme.
Le 21 mars 2022, un incendie ravage l’immeuble alors abandonné et désaffecté. Les pompiers interviennent pour maîtriser les flammes, tandis qu’une enquête policière est ouverte afin d’en déterminer les circonstances. Sa disparition s’ajoute à celle de plusieurs autres bâtiments historiques du secteur.
La Maison Castonguay
Pendant une grande partie du XXe siècle, la Maison Castonguay était une adresse incontournable pour magasiner à Saint-Jérôme. Inauguré en 1897 sur la rue Labelle, ce magasin à rayons était considéré comme l’un des principaux commerces de la région jérômienne.
Il rappelle une époque où le centre-ville constituait le cœur de l’activité commerciale et où les familles se déplaçaient pour effectuer leurs achats dans les grandes enseignes locales. Aujourd’hui disparu, il demeure un symbole de ce Saint-Jérôme d’autrefois.