(Photo : Médialo Luc Robert )
Thomas et Grégoire Chayer accompagnent souvent leur père.

Pascal Chayer : un bénévole d’une loyauté absolue 

Par Luc Robert

Grand partisan du hockey junior AAA et des Panthères, le Jérômien Pascal Chayer cumule d’innombrables heures à populariser l’équipe depuis 2008 via internet.

Sportif de longue date, on pouvait le croiser sur les patinoires extérieures dès les années 1990, tout comme au parc Schulz, où il pratiquait aussi le baseball.

« Je complète ma 18e saison avec le club des Panthères. Je me trouve en coulisses à occuper le poste de responsable internet de l’équipe. C’est devenu pour moi une continuité, puisque je me trouvais déjà dans les estrades à tous les mardis (devenus les mercredis des Panthères) » a lancé d’entrée de jeu le résident de la Seigneurie Dumont, situé à quelques coins de rues de l’aréna de la Rivière-du-Nord.

L’influence de Suzanne

C’est l’épouse de feu-Bill Hattem (ex-propriétaire), Suzanne Dufault, qui l’a approché pour l’inviter à transmettre sa passion des Panthères aux partisans sur une base régulière.

« J’ai aimé l’idée. Au départ, j’aidais Réal Daigneault en illustrant ses chroniques sur le club. J’ai commencé à suivre les Panthères sur la route en voyageant avec eux. Bill voulait que je filme les buts et les présente sur le web. Ensuite, vers 2020, se sont ajoutées les conférences de presse de l’entraîneur-chef, qui était alors Pierre Bergeron. Benoît Mousseau posait les questions d’après-match. Ça se poursuit aujourd’hui avec Guy Goyer. On informe les gens », a-t-il décrit.

Horaires spéciaux

Infirmier auxiliaire à l’hôpital de Saint-Jérôme, M. Chayer joue à Tetris avec son horaire de travail pour y inclure les parties de l’équipe locale junior AAA.

« Je mets au minimum huit heures de bénévolat par semaine consacré aux divers montages de l’équipe. J’incorpore les dates des parties à mon horaire de travail pour me libérer. Perfectionniste, je peux reprendre jusqu’à 5 fois la même publication pour qu’elle se trouve sur la coche avant de la sortir. À force d’essais-erreurs, je parviens à offrir mieux qu’au départ en qualité. Voyez : j’étais prêt dès mercredi dernier avec des tableaux pour la grande finale éventuelle impliquant les Panthères et le Collège Français de Longueuil. J’ai placé ça sur la glace après la défaite de 4 à 1, pour un retour obligé vendredi soir en Beauce. Le plus dur ? Quand on se tape une victoire de 7-6 ou de 9-2. Ça en fait des buts à sortir pour faire le montage résumé. Mais j’ai toujours la fierté de contribuer au succès et à la visibilité du club. »

Les voyages d’autobus commencent aussi à entrer graduellement dans le corps du mordu de 46 ans.

« J’ai encore la passion. La sensation d’être proche de l’équipe et de comprendre ce qui arrive demeurent incomparables. Mais faire 8 heures de route à Saint-Georges de Beauce (4 heures pour l’aller), ça fait que tu reviens à 3 h du matin à la maison. Lorsque tu travailles à 8 h, les nuits deviennent courtes. Mais c’est encore agréable et je vais continuer aussi longtemps que je le pourrai : c’est une passion » !

Les horaires familiaux doivent aussi être adaptés, avec son épouse Carolyne et leurs jeunes adultes Thomas et Grégoire.

« Mes gars viennent souvent à l’aréna. Carolyne venait aussi dès mes premières visites à l’aréna Melançon. Je prends quelques samedis de congé pour assister à des spectacles. D’ailleurs, je m’ennuie un peu de l’atmosphère qui se dégageait de l’aréna Melançon. C’était plus qu’une patinoire. Les murs suintaient les souvenirs et l’émotion des diverses prestations. Tu arrivais à 17 h 30 pour une partie qui débutait à 19 h 30. Les salles combles contre Joliette et Sainte-Agathe, les batailles épiques contre Terrebonne. On vit ça différemment à l’aréna RDN. La génération internet veut savoir la nouvelle, sur les plateformes. Les aînés demeurent des assidus sur place. Le public varie. »

Et Pascal Chayer de conclure : « Je suis très attentif aux tendances web d’ailleurs, pour trouver quel filon visuel à exploiter et à améliorer pour nos propres publications. C’est un défi constant. »

1 commentaire

  1. Excellent article encore une fois mon cher ami Luc Robert. Toi aussi, tu as du chemin de fait depuis la venue des Panthères à Saint-Jérôme! Merci pour ce reportage sur mon voisin de quartier!

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


The reCAPTCHA verification period has expired. Please reload the page.