Résidente de Morin-Heights, Isabelle Falardeau utilise des métaphores liées au sable pour réfléchir sur soi, sa vie et sa relation avec les autres.

| Par Simon Cordeau

Mieux se connaître, assis sur une dune de sable

Se mettre la tête dans le sable, sortir des sables mouvants, avoir du sable dans l’engrenage, être un grain de sable dans l’univers : Isabelle Falardeau offre 24 métaphores pour explorer votre vie, apprendre à vous connaître et échanger avec l’autre, dans son dernier ouvrage, Les quatre couleurs du sable.

« Mon livre s’adresse d’abord aux gens qui ont le goût de s’asseoir, comme sur une dune de sable, et de réfléchir à leur vie », explique l’autrice. Résidente de Morin-Heights, elle a été psychologue pendant 30 ans et est maintenant retraitée depuis 5 ans.

Les questions posées dans l’ouvrage peuvent servir autant à ouvrir la discussion avec son adolescent qu’aux trentenaires qui se questionnent sur leur avenir, leurs habitudes ou leurs soucis. « Ce sont des questions qui peuvent nous suivre toute la vie. Elles sont fondamentales sur ce qu’on vit, avec les autres et avec soi. […] Même ma tante de 92 ans et ma belle-mère de 87 ans l’ont lu et ont adoré ça », indique Mme Falardeau.

«J’ai toujours aimé le désert. On s’assoit sur une dune de sable. On ne voit rien. On n’entend rien. Et cependant quelque chose rayonne en silence.» – Antoine de Saint-Exupéry

« C’est un 360 degrés sur ta vie. Mais ce n’est pas trop lourd, comme livre de psychologie. Tu peux le lire en deux heures, deux mois ou deux ans, à ton rythme ou au hasard des chapitres qui t’interpellent », ajoute-elle.

Le pouvoir de la métaphore

Mme Falardeau utilise les métaphores pour engager la réflexion. « C’est un bel outil de prise de conscience. La métaphore permet un recul, parfois avec humour. Au lieu de dire : je pense que tu es en train de faire de l’évitement. C’est lourd. C’est plus facile si je demande : est-ce que ça t’arrive de mettre la tête dans le sable? », illustre-t-elle.

Aussi, la métaphore fait appel à la fois au rationnel, à l’émotif et au ressenti. « Les trois sont toujours en dialogue », en particulier lorsqu’on prend une décision, explique la psychologue retraitée, que ce soit d’acheter une maison, d’arrêter prendre une crème glacée ou de laisser son conjoint.

Se révéler

L’autrice ferme chaque chapitre avec une anecdote personnelle. Cette technique, la révélation de soi, permet d’accompagner le lecteur dans sa réflexion. « C’est de montrer aux gens qu’ils ne sont pas tout seuls à vivre ça. Quand je dis que moi, psychologue pendant 30 ans, j’ai de la misère à me rendormir à 4 heures du matin, que je m’en fais avec les petits problèmes du quotidien, les gens se disent : moi aussi, je vis ça. C’est vraiment avoir un partage avec quelqu’un. »

De la même manière, le livre comporte des petites cartes à découper pour chacun des chapitres, avec les questions dessus. Elles peuvent être utilisés pour démarrer une discussion avec son partenaire, un ami de longue date ou un membre de sa famille. « Chaque question est une petite étincelle, pour découvrir ce que l’autre vit. […] Je les ai testées sur mon conjoint. Même si ça fait 16 ans que je suis avec lui, des fois on partait sur une question et on en avait pour une heure », se surprend Mme Falardeau.

Qu’est-ce que ça donne, la connaissance de soi ?

  • Vivre plus heureux;
  • Se réaliser comme individu dans sa totalité;
  • Faire de meilleurs choix;
  • Avoir de meilleures relations avec les autres;
  • Mieux dialoguer avec les autres et les comprendre dans leurs différences.

 

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