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Connecter avec la nature pour mieux la protéger

Par Marie-Catherine Goudreau

Dans leur dernier ouvrage Cueillir la forêt, Ariane Paré-Le Gal et son père, Gérald Le Gal, présentent un guide d’identification des plantes sauvages, à emporter dans son sac à dos lors d’une randonnée dans les forêts laurentiennes.

Après Forêt : identifier, cueillir, cuisiner, publié en 2019, les deux propriétaires de Gourmet Sauvage lancent un nouveau guide, cette fois plus pratique et utile. « On avait souvent des commentaires comme quoi le livre était beau et contenait plein d’informations, mais que les gens ne pouvaient pas l’amener en camping ! », raconte Ariane Paré-Le Gal, en entrevue avec le Journal. 

Cueillir la forêt contient donc les mêmes fiches de plantes, mais on y trouve aussi des photos de celles-ci à leur stade mature et lorsqu’elles sont petites. « Le livre est fait pour être apporté avec soi en forêt, pour avoir de la terre dans les pages », dit Ariane.  

Une plante à la fois

Ariane Paré-Le Gal est copropriétaire de Gourmet Sauvage à Mont-Tremblant.

Ariane Paré-Le Gal est copropriétaire de Gourmet
Sauvage à Mont-Tremblant. (Crédit photo: Valérie Lacroix)

Se lancer dans la cueillette peut sembler intimidant. Ariane conseille de commencer avec des plantes que l’on connait, autour de soi. « Il y en a tellement à savoir et à apprendre. Mais on commence par identifier ce qui nous entoure comme les marguerites, le chou gras ou les groseilles. Puis peu à peu, on aiguise nos sens, on décortique et on se sent de plus en plus confortables », explique-t-elle. 

« Dans les Laurentides, on a un territoire très riche et varié, un peu nordique. On a une énorme variété de plantes sauvages et de champignons », souligne Ariane. À la fin du livre, un calendrier de cueillette indique même à quel moment on peut trouver et cueillir les plantes, ce qui peut aider les personnes qui commencent. 

En plus des fiches d’identification, on trouve aussi dans le livre des trucs pour faire des réserves ou des conseils lorsqu’on part en forêt. 

En relation avec la nature 

Pour la copropriétaire de Gourmet Sauvage, l’entreprise fondée par son père, la cueillette permet d’être en lien avec la nature, quelque chose que l’on a perdu au fil du temps. « La cueillette apporte une reconnexion très profonde avec qui on est. C’est lent, on est en observation, en compréhension avec la nature. Quand on est en relation avec notre milieu, il prend de l’importance et on a envie de le protéger », souligne Ariane. 

Depuis les dernières années et avec la pandémie, l’intérêt pour la cueillette sauvage a augmenté au Québec. Ariane Paré-Le Gal le remarque notamment dans ses ateliers qui sont déjà complets pour la saison. « Quand on est dans un milieu sauvage, c’est très sécurisant. On trouve toujours de la nourriture et même la médecine en forêt », dit-elle. 

Malgré l’intérêt marqué pour les ateliers de cueillette et la nourriture sauvage, l’entreprise familiale souhaite rester « à échelle humaine ». « On a eu une croissance importante, mais c’est calculé. C’est par souci de cohérence surtout avec ce qu’on fait », explique-t-elle. 

La nouvelle boutique Gourmet Sauvage a par ailleurs ouvert ses portes samedi dernier à Saint-Faustin-Lac-Carré (Mont-Blanc). Elle se situe à côté du Sentier des cimes et près de plus de 200 acres de forêt. 

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