| Par Marie-Catherine Goudreau

Promouvoir l’éducation supérieure dans les Laurentides

Le Pôle à l’enseignement supérieur des Laurentides (PESLAU) a vu le jour en 2018 dans le but de répondre aux enjeux spécifiques à la région des Laurentides. Quatre établissements se sont joints afin de favoriser un accès aux études supérieures. Comment cette initiative a-t-elle évolué depuis ces quatre années ?

Le PESLAU est formé du Cégep de Saint-Jérôme, du Collège Lionel-Groulx, de l’Université du Québec en Outaouais et de l’Université du Québec en Abitibi-Témis-camingue. Ces établissements se sont donc regroupés à la demande du ministère de l’Éducation du Québec pour travailler ensemble vers un même objectif.

« On s’est assis les quatre institutions ensemble et on a évalué quels étaient les enjeux plus spécifiques à notre région », explique Michel Louis Beauchamp, directeur général du Collège Lionel-Groulx. Dans les Laurentides, le plus grand enjeu est de favoriser l’accès et la diplomation à l’éducation supérieure. « On voulait mettre en place des parcours académiques innovants pour favoriser cela », déclare-t-il.

Le PESLAU a donc ciblé trois parcours de formation sur lesquels les membres souhaitaient travailler. D’abord, la formation pour l’enseignement primaire et secondaire, ensuite la formation pour les communautés autochtones et la formation pour les étudiants de première génération. « On voulait avoir des parcours pour stimuler les jeunes à continuer leurs études », poursuit M. Beauchamp.

Progression

Depuis les années 1970, l’enseignement supérieur a beaucoup évolué au Québec et dans la région. « Les Laurentides, on n’était pas dans les premiers de classe en diplomation post-secondaire, mais on s’est beaucoup amélioré. On a réussi à pouvoir encourager les gens à aller à l’enseignement supérieur », souligne Michel Louis Beauchamp.

La création des Universités du Québec en Outaouais et en Abitibi-Témiscamingue a également beaucoup aidé, selon le directeur, alors qu’il y a des campus à Saint-Jérôme et à Mont-Laurier. En ce qui con-cerne les cégeps, de plus en plus de programmes sont offerts, ce qui a également servi. « Les deux collèges, on travaille de façon très étroite pour augmenter le nombre de programmes dans les prochaines années, dans le but de garder nos jeunes dans la région », soutient M. Beauchamp.

Répondre aux besoins

Les programmes sont d’ailleurs choisis et développés selon les besoins en main d’œuvre et le milieu socio-économique. « C’est à partir du moment où il y a une demande importante qu’on va s’asseoir et bâtir une demande au gouvernement pour autoriser un nouveau programme », explique-t-il. Ces programmes seront décidés selon les besoins régionaux.

Michel Louis Beauchamp remarque que de plus en plus de jeunes veulent rester étudier dans la région et travailler ici. « La proximité est un élément important. Si on va étudier ailleurs comme à Montréal, il y a toute la question du logement et du transport. Toutes les activités parascolaires et périscolaires viennent aussi influencer le choix des jeunes à étudier dans les Laurentides », soutient-il.

M. Beauchamp croit que le nombre d’étudiants continuera d’augmenter dans le futur. « Si on regarde dans les 4 à 5 prochaines années, c’est au-delà de 2 000 étudiants de plus qui vont arriver dans nos deux cégeps. » Les infrastructures demeurent le plus grand défi pour l’enseignement supérieur dans les Laurentides. « Il faut avoir les bâtiments pour accueillir tous ces étudiants », conclut-il.

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