| Par lpbw

Une baisse de 10 à 20 % de demandes de prêts hypothécaires

IMMOBILIER. Les nouvelles règles hypothécaires en vigueur depuis quelques semaines entraîneront une baisse de 10 à 20 % du nombre de demandes de prêts dans la région, estime le directeur général de la Caisse Desjardins de Saint-Jérôme, Patrice Mainville.

Rappelons que le gouvernement fédéral a décidé de resserrer les conditions pour obtenir un prêt hypothécaire. En effet, depuis le 17 octobre, les institutions financières ne calculent plus le maximum d’emprunt sur 2,39 %, mais plutôt sur 4,64 %, soit le taux calqué sur celui de la Banque du Canada. Ces règles ne s’appliquent que pour ceux dont la mise de fonds est inférieure à 20 % de la valeur d’achat totale de la maison.      

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Cela va certainement réduire le nombre de clients qui auront accès à la propriété parce qu’on resserre les règles de crédit», explique M. Mainville.

Ce dernier croit toutefois que l’impact pour les premiers acheteurs de la région sera moins grand qu’ailleurs au Québec. «L’hypothèque moyenne est plus basse que dans d’autres secteurs comme à Laval où le coût d’accès à la propriété est plus élevé.»

Le directeur général affirme que cette mesure du gouvernement est une bonne nouvelle pour la stabilité des marchés immobiliers.
«Il veut s’assurer qu’il n’y ait pas de surchauffe dans le marché immobilier. Je ne vois pas ça d’un mauvais œil. On pourra se parler de son impact à la fin de l’année prochaine».

 Réalité différente
 
De son côté, Paul Cardinal de la Fédération des chambres immobilières du Québec, croit que cette mesure n’est pas bien adaptée à la situation du marché immobilier québécois.

«Le Québec réussit son atterrissage en douceur. La croissance des prix est faible depuis 2013. Cette année, ça ne dépassera pas 2,5 %. La réalité est différente à Toronto ou à Vancouver», rapporte-t-il.

M.Cardinal se dit néanmoins d’accord avec l’objectif de ces nouvelles règles qui est de «freiner la volatilité sur le marché et limiter la progression de l’endettement des ménages».
Celui-ci note que cette mesure affectera un premier acheteur sur cinq. Au cours des cinq dernières années, les premiers acheteurs représentent environ 40 % du marché, pour un total de 30 000 à 33 000 transactions annuellement. 

«En 2011, 61 % des ménages québécois étaient propriétaires alors que ce chiffre est de 70 % dans le reste du Canada. On aurait souhaité que le Québec puisse continuer à une bonne vitesse pour rattraper les autres provinces. Là, les premiers acheteurs vont être refroidis un petit peu», se désole-t-il.

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