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Un manque de main-d'œuvre alarmant en fabrication métallique

Par lpbw

MÉTIERS. Les entreprises des Laurentides s’arracheront les soudeurs et les machinistes au cours des prochaines années, révèle une enquête sur la fabrication métallurgique au Québec réalisée en 2015.

En effet, selon cette enquête, les entreprises de la région prévoient embaucher 81 soudeurs en 2016 alors qu’il y en a seulement 33 qui ont été diplômés en 2012-2013. Du côté des machinistes, qui comptaient 20 diplômés en 2012-2013, 42 travailleurs devraient être engagés.

«Les entreprises du coin sont en concurrence pour la main-d’œuvre disponible. Ils courent après les diplômés», explique Raymond Langevin, de PERFORM le comité sectoriel de la main-d’œuvre dans la fabrication métallique industrielle, qui ajoute que plusieurs régions du Québec vivent une situation similaire.

M. Langevin propose une solution pour répondre à ce manque de main-d’œuvre. «Il faudrait faire plus de promotions auprès des femmes. Il y a un bassin de main-d’œuvre disponible intéressant», affirme-t-il. Actuellement, sur les 18 entreprises de la région, dix embauchaient plus d’une femme. Pour l’instant, les entreprises doivent faire appel à des travailleurs étrangers pour pourvoir des postes temporaires.

Difficulté à former des employés

En plus du faible nombre de diplômés, les entreprises éprouvent certaines difficultés pour former la main-d’œuvre. On note, entre autres, le manque de temps pour organiser la formation, le remplacement des personnes à former sans ralentir la production et les cours non disponibles. «Il faudra continuer à conscientiser les dirigeants d’entreprises à la nécessité de percevoir la formation de la main-d’œuvre comme un investissement et non seulement comme une dépense», est-il écrit dans l’enquête.

Un peu plus de la moitié des entreprises sondées déclarent éprouver des difficultés pour former les compétences de leur main-d’œuvre. D’un autre côté, un facteur important nuit au recrutement dans les Laurentides: les gens n’aiment pas les horaires qui leur sont proposés. «C’est vrai dans le reste du Québec, mais c’est surtout vrai dans les Laurentides», indique M. Langevin.

Hausse du volume d’affaires

Malgré le ralentissement économique et les mauvaises nouvelles dans le secteur aéronautique, entre autres, les entreprises des Laurentides continueront à embaucher, rapporte l’enquête. Plusieurs d’entre elles connaissent même une augmentation du volume d’affaires. En effet, en 2015, 46 % des entreprises de la région prévoyaient une hausse au niveau des ventes, contre seulement 6 % qui prévoyaient une baisse.

Pour M. Langevin, la hausse du volume d’affaires représente un beau problème pour les entreprises. «Si tu n’as pas de main d’œuvre pour combler les postes, ça pose problème», termine-t-il.

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