(Photo : Courtoisie)
De droite à gauche : Nicolas Viau - Escouade énergie, Patricia Tremblay - Directrice générale du Cégep de Saint-Jérôme à partir du 31 janvier prochain, Anouchka Plas - Escouade énergie, Eve Lacoursière - Directrice générale de Connexion Laurentides, Rémi Barbeau - Maire de Saint-Jérôme, Pier-Luc Laurin - Directeur général de l'Institut du véhicule innovant et Xavier-Antoine Lalande - Préfet de la MRC de La Rivière-du-Nord.

Saint-Jérôme accueillera le Sommet Énergie et Transport

Par Alexane Taillon-Thiffeault

Les 2 et 3 juin prochains, Saint-Jérôme accueillera le Sommet Énergie et Transport, un rendez-vous d’envergure québécoise consacré à l’innovation appliquée en énergie et en mobilité.

Organisé par l’Institut du véhicule innovant (IVI), affilié au Cégep de Saint-Jérôme et en collaboration avec l’Escouade Énergie, l’événement marque à la fois un changement de nom, de lieu et de perspective pour ce qui était jusqu’ici connu comme le Sommet sur les batteries.

Présentée comme une évolution des éditions précédentes tenues à Shawinigan, cette quatrième édition élargit son champ d’action afin de mieux refléter les enjeux actuels du milieu. « Le Sommet Énergie et Transport ne change pas de cap. Il élargit sa perspective pour replacer les technologies, dont la batterie, dans un système plus vaste où les décisions se prennent en fonction de l’usage réel et du déploiement concret », explique le directeur général de l’IVI, Pier-Luc Laurin.

De la technologie à l’usage concret

Les premières éditions mettaient fortement l’accent sur les matériaux et la production de batteries. Le Sommet 2026 abordera quant à lui davantage l’intégration des solutions énergétiques dans des systèmes réels, notamment en transport et en stockage. « La batterie, on peut faire du stockage, on peut la mettre dans des véhicules, on peut l’utiliser un peu partout. Aujourd’hui, on vient vraiment connecter l’énergie et le transport », résume M. Laurin.

Cette approche s’inscrit dans un contexte jugé charnière pour la filière batterie québécoise. À mesure que les technologies gagnent en maturité, des défis se forment par rapport à leur déploiement, leur acceptabilité et la formation de la main-d’œuvre. Le thème retenu, « trajectoire d’innovation », illustre ce parcours complet, de la production de l’énergie jusqu’à son utilisation finale.

La programmation du Sommet sera autour de quatre grands axes : l’innovation appliquée, les technologies et infrastructures, les grands projets structurants et une décarbonation dite réaliste, axée sur des choix jugés crédibles pour l’industrie.

Saint-Jérôme, territoire d’accueil stratégique

Le choix de Saint-Jérôme n’est pas un hasard. Pour les organisateurs comme pour les élus, les Laurentides constituent depuis longtemps un pôle majeur du véhicule innovant au Québec. « On a vu la première voiture électrique en Amérique du Nord à l’IVI, le premier véhicule autonome aussi. La région de Saint-Jérôme est vraiment un porte-étendard de ce sujet-là », souligne M. Laurin.

Le préfet de la MRC de La Rivière-du-Nord, Xavier-Antoine Lalande, voit dans l’accueil du Sommet un aboutissement des efforts régionaux en matière de développement économique et d’innovation. « C’est un positionnement. C’est le résultat de plusieurs années de travail pour orienter l’attention sur le territoire des Laurentides », déclare-t-il.

Selon lui, l’événement permettra également de mettre en valeur les nombreuses entreprises du secteur présentes dans la région, de l’assemblage de véhicules à l’aéronautique, en passant par la robotique et l’électrification des transports.

La Ville comme partenaire d’expérimentation

Présent au dévoilement, le maire de Saint-Jérôme, Rémi Barbeau, a insisté sur le rôle que souhaite jouer la Ville dans la transition énergétique et l’innovation en mobilité. Il a rappelé que le conseil municipal a récemment réservé une enveloppe dédiée à la mobilité, affirmant que les enjeux de déplacement constituent une priorité pour l’administration actuelle.

Pour M. Barbeau, l’accueil du Sommet s’inscrit dans une vision plus large de développement économique et urbain, où les municipalités doivent agir comme partenaires, catalyseurs et terrains d’expérimentation. Il a souligné l’importance de la collaboration entre chercheurs, entreprises, élus et fonctionnaires afin de soutenir des décisions éclairées et adaptées aux réalités locales.

Le maire a également mis de l’avant la volonté de Saint-Jérôme de devenir un milieu propice à l’innovation, capable de concilier développement industriel, qualité de vie et protection de l’environnement. « Le développement économique et l’environnement vont de pair », a-t-il résumé, invitant les organisations et les entreprises à voir Saint-Jérôme comme un allié dans leurs projets.

Miser sur la collaboration

Un mot est revenu souvent lors du dévoilement : collaboration. Dans un contexte de concurrence internationale accrue, les acteurs présents ont insisté sur la nécessité de travailler ensemble, tant à l’échelle régionale que provinciale. « Si on commence à compétitionner à l’intérieur d’une région ou du Québec, on est fichus dans cette filière-là », dit M. Laurin.

Même son de cloche du côté du préfet, qui estime qu’une mobilisation de l’ensemble de l’écosystème permet d’avancer plus durablement. « Si on est capable de rassembler tout le monde autour d’une table, on avance plus vite et on avance mieux », affirme-t-il.

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