(Photo : Nordy par Davy lopez)
La Ville de Saint-Jérôme achète le Quartier 50+ au coût de 12 M$.

Saint-Jérôme acquiert le Quartier 50+ au coût de 12 M$

Par France Poirier

Le conseil municipal a décidé d’exercer son droit de premier refus afin d’acheter l’immeuble où se déroulent actuellement les activités du Quartier 50+. La décision d’acheter, au coût de 12 M$, permet d’assurer la continuité des services pour les membres.

« C’est que les propriétaires du bâtiment qui loge le Quartier 50+ ont reçu une promesse d’achat sur l’immeuble. Dans notre contrat du bail, quand une promesse d’achat serait déposée, un délai s’activait automatiquement et la Ville peut venir s’interposer et acheter selon l’entente négociée. C’est ce qu’on appelle le droit de premier refus. Nous avions jusqu’au 31 décembre pour se positionner. En évaluant le projet sur le site de Melançon, il y avait un dépassement de coût plus élevé. On a décidé d’utiliser la clause et de faire l’achat au coût de 12 M$ », nous explique en entrevue, le maire Rémi Barbeau.

On parle d’une économie pour la Ville au niveau de son fonds d’opération annuellement. « En 6 ans ou tout au plus 7 ans, on rembourse l’investissement si on demeure là et qu’on ne change rien. Il va y avoir une économie pour la Ville à chaque année. Il faut savoir que le versement hypothécaire que nous paierons annuellement est moins cher que le paiement locatif qui était d’environ 1,3 M $ par année », ajoute M. Barbeau.

Éviter le bris de service

C’est pour assurer une continuité des services que la Ville a pris cette décision puisque la construction d’une nouvelle bâtisse demande du temps et comme il y avait une offre d’achat sur le bâtiment du Quartier 50+, la Ville devait agir. « Nous avons donc choisi une approche responsable : mettre ce projet sur pause et nous donner le temps d’évaluer les meilleures options pour l’avenir », ajoute le maire.

« Le bail avait été modifié dans le cours de mandat et se terminait en 2028, puis tout s’alignait pour que dès qu’on termine le bail actuel, on déménage dans une nouvelle immeuble qui serait prête. Tout était parfaitement aligné. Et là, vu que le projet de l’aréna Melançon avait un dépassement de coût était trop important. On a donc décidé que si on voulait faire un nouveau projet, on n’aurait pas le temps de le construire et on aurait eu un bris de service », explique-t-il.

« Acheter du temps »

« En achetant où on est actuellement, on peut construire nos services dedans, puis ça nous laisse le temps de refaire une planification et de se demander si on conserve l’immeuble qui est là, si on le rénove, si on l’agrandit ou si on le déménage ailleurs, en plus grand. On s’est acheté du temps, c’est vraiment ce qu’on a fait. On pourrait revendre l’immeuble dans deux ans, le temps de réfléchir à d’autres options », ajoute M. Barbeau.

La Ville se donne le temps de consulter la population, de visualiser combien de gens pourraient fréquenter le Quartier 50+, en 2030 par exemple. Est-ce que le quartier 50+, actuel, est suffisant ? Est-ce qu’il y aura plus d’usagers ? Ce sont des questions que la Ville doit évaluer.

« La transaction va être officialisée dans une dizaine de jours. Il reste à signer les papiers. L’offre d’achat est acceptée, ça c’était en décembre », indique M. Barbeau.

Rencontre d’information

Le maire vous invite à une séance d’information publique le 5 février à 13 h 30, au Quartier 50+ (425, boulevard Jean-Baptiste-Rolland Est). Ce sera l’occasion d’expliquer cette décision, de clarifier les informations. Rémi Barbeau sera accompagné de l’équipe du Service des loisirs afin d’échanger directement la population.

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