(Photo : CSSRDN)
C'est à l'école secondaire Cap-Jeunesse que Michaël Charette a expliqué aux dirigeants du hockey les nouveaux barèmes de transports et de sélection.
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Profils régionaux: le CSSRDN rencontre les dirigeants des programmes

Par Simon Cordeau

Le directeur général adjoint du Centre de services scolaire de la Rivière-du-Nord (CSSRDN), M. Michaël Charette, poursuivra ce vendredi 1er avril sa tournée d’explications de la transformation des profils régionaux.

Après avoir fait un arrêt plus tôt cette semaine à l’école secondaire Cap-Jeunesse, il rencontrera cette fois les dirigeants de l’école Saint-Stanislas. Par souci d’obligation et de « fidélité envers l’employeur (CSSRDN) », les dirigeants des programmes ont refusé tout commentaire concernant ces discussions. Sinon ils pourraient encourir des mesures disciplinaires à leur dossier d’enseignant.

Après avoir effectué de multiples appels, Le Nord a pu apprendre que le CSSRDN serait prêt à autoriser les écoles à choisir à nouveau leurs joueurs à l’extérieur de leur « territoire de quartier ». Cependant, aucun compromis ne sera effectué en matière de transport scolaire, comme nous l’avions publié en primeur la semaine dernière.

Les jeunes de la sixième année du primaire qui ont déjà été admis, à la suite des tests de l’automne dernier pour la rentrée de septembre 2022, sont exemptés des nouvelles mesures. Ils bénéficieront du transport scolaire payé par le CSS jusqu’en cinquième secondaire. Il ne restera donc plus qu’un an et demi aux dirigeants de programmes modifiés pour trouver un autre moyen de transport.

Informé des possibles développements, l’organisateur des parents pour le maintien des programmes régionaux, André Daoust, a eu la réflexion suivante.

« Si les deux établissements travaillent actuellement sur un plan pour maintenir ces programmes, c’est une bonne nouvelle. Les directions, le CSS, les élus et les décideurs s’étaient donné un an. La forte mobilisation des parents et des jeunes envoie un message clair. Ces programmes ont fait leurs preuves qu’ils sont cruciaux pour les jeunes de la région et qu’ils ne doivent pas être abolis. »

Un peu de scepticisme demeure tout de même, pour celui qui est un des quatre parents à avoir démarré la page Facebook de soutien aux profils régionaux.

« Je sais que les équipes, les coachs et les responsables des programmes hockey et football travaillent fort pour trouver une voie de passage. Mais, à ce sujet, rien n’a été confirmé et communiqué par les établissements, ni voté par les conseils d’établissements. De plus, qu’en est-il des programmes de cheerleading, d’informatique et de l’harmonie? Tant et aussi longtemps que la pérennité de ces programmes, avec un accès des élèves hors-bassin comme c’est le cas actuellement, n’est pas confirmée et communiquée par les directions d’établissements, les parents et les jeunes devront demeurer mobilisés et faire entendre leur voix », a-t-il repris.

 

Musique

Par ailleurs, la « démocratisation » des programmes régionaux, spécialement pour celui de l’harmonie à l’école Émilien-Frenette, pourrait résulter en un effet imprévu par le CSSRDN.

Si l’intention de base reste louable d’ouvrir les portes à plus de musiciens en herbe locaux et de les développer, leur passage au cégep dans le même domaine demeure une incertitude.

« Si le niveau musical devient plus bas, à cause d’une préparation moindre ou d’un bassin limité de talent avant d’entrer au cégep, cela pourrait nous enlever notre future clientèle musicale collégiale », a avancé Mme Dominique Morel, professeure et ex-coordonnatrice du Département de musique au Collège Lionel-Groulx de Sainte-Thérèse.

Les futurs espoirs musicaux sont d’ailleurs de plus en plus sollicités par les cégeps régionaux.

« À Joliette, par exemple, il n’y a eu que 12 nouveaux en musique. Ensuite, on (les cégeps) s’arrache les finissants du secondaire, pour les amener à nos institutions collégiales respectives. Ça peut prendre un bon trois ans à former des jeunes qui auront les aptitudes à poursuivre plus haut leurs études en musique », a renchéri M. Guy-François Morel, professeur de piano et accompagnateur au Cégep Saint-Laurent, dans le nord de Montréal.

Depuis 34 ans, l’école secondaire Émilien-Frenette offre une occasion unique de jouer dans un ensemble à vents et percussions : l’Harmonie Frenette.

Ce profil, jusqu’ici régional, est accessible aux élèves de la 1re à la 5e secondaire. Entre 140 et 150 élèves choisissent ce programme chaque année.

Les différents groupes d’harmonie ont participé à plusieurs reprises au Festival des Harmonies et Orchestres symphoniques du Québec, ainsi qu’au MusicFest Québec.

Plus de détails dans notre édition du mercredi 6 avril prochain.

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