(Photo : gracieuseté)
Nathalie Lasalle a vu sa candidature rejeter à titre de candidate pour le Parti Québécois dans Saint-Jérôme.

Parti Québécois : des membres réclament une investiture

Par France Poirier

À la lumière de différents témoignages, tout laisse croire que nous assisterons à un couronnement plutôt qu’à une investiture pour le Parti Québécois dans Saint-Jérôme.

En vue des élections provinciales de l’automne prochain, les mises en candidature s’échelonnaient du 16 au 31 mars. On sait déjà que Sandrine Michon, qui avait été candidate en 2022, a annoncé son investiture.

D’autre part, l’ancienne conseillère municipale à Saint-Jérôme, Nathalie Lasalle a déposé sa candidature. Elle a eu droit à une entrevue, mais on lui a annoncé que sa candidature n’était pas retenue. Plusieurs personnes ont été choquées de la situation et plusieurs lettres et courriels, dont nous avons eu copie, ont été envoyés aux instances provinciales du parti en demandant une révision. « Madame Lasalle serait une excellente candidate. Elle a de l’expérience en politique et vit à Saint-Jérôme. Elle connaît bien les défis de la ville pour avoir travailler étroitement avec les instances politiques municipale, provinciale et fédérale », a fait savoir Michel Gagnon qui a travaillé ave madame Lasalle sur le conseil municipal. D’autres demandent uniquement le droit de choisir le ou la candidate qui les représentera. « On voudrait que l’exercice soit démocratique », a jouté ce dernier.

Le président du Parti Québécois dans Saint-Jérôme, Philip Lapalme a expliqué au journal le processus du choix des candidats.  « À travers le Québec, le parti Québécois a reçu plus de 2 000 candidatures de personnes qui souhaitaient se présenter dans l’une des 125 circonscriptions. Ils ont fait un premier tri, puis par la suite les candidats potentiels étaient rencontrés en entrevue. Il y a une firme externe qui a été embauchée RH qui menait les entrevues et par la suite la Commission nationale des candidatures prenait la décision finale », explique monsieur Lapalme. Il faut savoir que le comité local ne participe pas à la sélection. On doit rester neutre, ajoute-t-il. La circonscription de Saint-Jérôme compte 550 membres en règle et madame Lasalle a vendu 150 cartes de membres a-t-on  confirmé au journal. « J’ai avisé toutes les personnes à qui j’avais vendu des cartes que ma candidature n’était pas retenue », nous a expliqué Nathalie Lasalle.

Celle-ci était très déçue de la situation. « J’ai été stupéfaite que ma candidature ait été refusée, après douze ans de travail de proximité auprès des citoyens de Saint‑Jérôme. Ce qui me touche le plus, ce sont les réactions de membres qui m’écrivent et beaucoup me disent qu’ils ne comprennent pas cette mise à l’écart. Certains ont l’impression qu’on leur impose une personne qu’ils n’ont pas choisie, alors qu’en démocratie, les citoyens devraient toujours avoir le dernier mot sur qui les représente. Et, malgré tout, je suis très touchée de voir autant de citoyens se mobiliser pour me soutenir; leur confiance montre simplement que, pour eux, ma présence a réellement fait une différence », a fait savoir madame Lasalle qui nous a fait parvenir de nombreux courriels de citoyens pour prouver ces dires.

Plusieurs de ces personnes ont écrit directement au chef Paul St-Pierre Plamondon. « Le refus, sans explication, de la candidature de Mme Nathalie Lasalle, à l’investiture de votre parti dans la région de Saint-Jérôme, ne peut être perçu comme une simple décision interne. C’est un geste politique. Et il soulève une indignation légitime. Je n’étais pas membre du Parti Québécois. Je ne me définis pas comme une souverainiste convaincue. Pourtant, pour la première fois, j’étais prête à m’impliquer. Pas uniquement pour un parti, mais pour une personne », a écrit Nancy Demers.

« Peut-on m’expliquer pourquoi la démocratie ne semble pas respecté à Saint-Jérôme concernant l’investiture dans cette conscription ? Mme Nathalie Lasalle ex conseillère de 12 ans d’expérience qui vit à Saint-Jérôme, une femme de terrain, dont la candidature n’a pas été retenue, laissant place à Sandrine Michon. On y voit une nomination partisane afin d’assurer la victoire. Étant membre du Parti Québécois, je vous demande fortement, de revoir  votre décision, qui m’apparaît très injuste et impropre dans une démarche d’investiture », a fait savoir François Millette.

Le 31 mars marquera la fin des mises en candidature.

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