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« On veut que le maire se positionne officiellement » -Les syndicats d'employés de Saint-Jérôme

RÉGIMES DE RETRAITE. La grogne des syndicats d’employés municipaux monte à Saint-Jérôme alors que le maire, Stéphane Maher ne s’est pas encore positionné publiquement sur le projet de loi 3 relatif aux régimes de retraite.

Les représentants des quatre syndicats, Stéphane Goyette, vice-président et porte-parole de l’Association des policiers et policières de Saint-Jérôme, Sylvain Charbonneau, président des pompiers de Saint-Jérôme, Syndicat de pompiers et des pompières du Québec, Céline Picard, présidente des cols blancs, SCFP 1017, et Gaby Plouffe, président des cols bleus, SCFP 308, dénoncent en effet le silence du maire alors que ce dernier, affirment-ils lors d’une rencontre aux bureaux du Journal Le Nord aujourd’hui, avait manifesté, lors de deux rencontres les 10 et 21 juillet derniers manifesté, à huis clos, son désaccord envers le projet de loi 3 du gouvernement libéral. « Il avait également exprimé qu’il était pour la libre négociation en ce qui a trait aux régimes de retraite des employés municipaux», tient à préciser Stéphane Goyette.

«On lui avait demandé de sortir publiquement qu’il était pour la libre négociation. La réponse qu’on avait eue, c’est qu’il pourrait le faire en temps opportun.»

Dans les faits, M. Goyette a déposé hier matin (4 août) une lettre à l’hôtel de ville demandant au maire de Saint-Jérôme de faire une sortie publique et de donner son opinion « Il doit prendre position ».

Stéphane Maher est en vacances, mais la lettre a également été envoyée au maire suppléant, Gilles Robert, au directeur général, Yvan Patenaude et au directeur général adjoint Fernand Boudreault. Les quatre accréditations s’attendaient à avoir au moins un accusé de réception. «Ce qu’on n’a même pas eu de la part de la ville!» dit Stéphane Goyette.

«Le mutisme de la Ville nous laisse perplexes et les employés municipaux sont inquiets », mettent de l’avant, d’une même voix, les quatre représentants syndicaux.

« Est-ce que le discours qu’il nous a tenu à portes closes était une façon de gagner du temps pour se rendre jusqu’à la commission parlementaire ? Était-ce vraiment sa position? Si oui qu’il le dise et rapidement. Je m’attends à une position claire et ferme » donne à entendre Stéphane Goyette.

Des maires s’affirment

D’autant que, la semaine dernière, Yves Lévesque, le maire de Trois-Rivières a fait une sortie en règle contre Régis Labeaume, critiquant sa façon de faire envers les syndicats et le tenant responsable d’avoir mis le feu aux poudres concernant les syndicats et l’accentuation des moyens de pression au niveau des villes.

Ensuite d’autres maires se sont manifestés et ont mis leur position contre le projet de loi no 3; entre autres Jean-Marc Robitaille, maire de Terrebonne qui a fait une sortie alors qu’il était en vacances, pour dire qu’il était pour la libre négociation. D’autres maires ont emboîté le pas.

Par ailleurs, Stéphane Goyette mentionne que, dernièrement, la présidente de l’UMQ et mairesse de Sainte-Julie, Suzanne Roy – la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec (FPQM) lui a rendu une visite ce matin – affirme que tous les maires sont unis en faveur du projet de loi 3 et qu’il n’y a pas de dissensions.

Ce dernier veut que le maire se positionne officiellement et rapidement. «Veut-il la libre négociation comme il nous l’a dit, ou va-t-il se ranger derrière les positions de Mme Roy?»

En outre, ce matin, les accréditations syndicales ont eu une rencontre ( sauf les policiers qui avaient eu leur rencontre) avec les actuaires. «La situation actuelle est que les régimes de retraite à Saint-Jérôme et, on le savait déjà, sont en bonne santé. Le maire et le conseil sont sûrement au courant des chiffres qu’on a eus ce matin. Ce qui peut lui faciliter la tâche pour faire sa sortie publique », plaide Gaby Plouffe. «. Ils ont tous les outils, les chiffres sont là», fait écho Céline Picard.

«On est conscient de la capacité de payer des citoyens. On veut que cela soit fait avec de libres négociations et non pas avec une loi matraque», martèle Stéphane Goyette.

«On est prêt à négocier. Et il y a des ententes qui ont été signées par ses prédécesseurs. On demande de faire des coupures drastiques pour des villes comme Montréal et Québec qui n’ont pas pris leurs responsabilités, mais ce n’est pas le cas de partout en province!»

Une chose est claire les quatre syndicats attendent une prise de position publique, officielle, et ce rapidement.

M.Gilles Robert, maire suppléant, n’avait pas retourné notre appel au moment de publier.

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