| Par lpbw

«On sait que la pauvreté a un sexe et qu’il est féminin» – Vicky Langlais

SAINT-JÉRÔME. Une vingtaine de personnes se sont rassemblées le samedi 15 octobre à proximité du Walmart de Saint-Jérôme, invitées par le Conseil central des Laurentides afin de revendiquer l’amélioration des conditions de travail des travailleurs qui passe entre autres, pour la coalition 5-10-15, par l’augmentation du salaire minimum à 15$ l’heure.

«Sur les 450 000  personnes au Québec qui travaillent au salaire minimum,  58% sont des femmes.  Elles ont souvent des enfants à charge ou sont à la tête d’une famille monoparentale. Il est impératif que le salaire minimum réponde aux augmentations du coût de la vie. Souvent elles ont de la difficulté à payer leurs comptes à la fin du mois ou vivent dans la pauvreté», a dénoncé Vicky Langlais, coordonnatrice du Réseau des femmes des Laurentides.

Sensibilisation

Cette dernière joignait sa voix à celle de Chantal Maillé, la présidente du Conseil central des Laurentides.  «Aujourd’hui, on veut sensibiliser la population à l’importance de se mobiliser pour un salaire minimum décent. Une travailleuse ou un travailleur qui travaille 40 heures par semaine au salaire minimum vit actuellement sous le seuil de la pauvreté. Les femmes et les jeunes sont extrêmement touchés.» Elle ajoute: «Les multinationales payent leurs employés au salaire minimum et beaucoup de femmes y travaillent.  Pour celles qui sont à la tête d’une famille monoparentale et  qui manquent une journée de travail ça représente 75$. Au bout de la semaine, c’est un casse-tête pour boucler leur budget. Elles vivent l’insécurité. Elles se demandent comment faire manger leurs enfants», déplore Mme Maillé, qui affirme par ailleurs qu’ils vont mener le combat jusqu’à la fin. Elle ajoute: «Pour notre économie sociale, il est primordial d’améliorer les conditions de travail. »

Cette activité s’inscrivait dans une série d’actions à l’échelle du Québec visant à revendiquer l’amélioration des conditions de travail des travailleurs qui passe entre autres, pour la coalition, par l’augmentation du salaire minimum à 15$ l’heure. Rappelons que la campagne 5-10-15 repose sur trois revendications: le droit d’obtenir son horaire de travail cinq jours à l’avance, celui de disposer de dix jours de congé payé par année pour la maladie et les responsabilités familiales et le droit de gagner un salaire minimum de 15$. Le salaire minimum actuel est de  10,75$ l’heure.

Notez que le 12 octobre dernier Québec solidaire présentait son slogan pour les quatre élections partielles: Au travail, 15$ l’heure c’est le minimum!  Marcel Gosselin, qui se présente dans Saint-Jérôme, déclarait alors : «Comme militant syndical, la lutte pour la hausse du salaire minimum à 15$ pour les travailleurs et les travailleuses est un enjeu important pour moi. C’est loin d’être normal que de plus en plus de familles fréquentent les banques alimentaires pendant que le PDG de Couche Tard gagne l’équivalent de 7500$ l’heure. Ça revient à 500 heures travaillées à 15$ l’heure !»

 

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