| Par lpbw

« Ne perdons pas espoir, restons mobilisés » – Pierre Karl Péladeau

SAINT-JÉRÔME. Près de 200 personnes, selon Johanne Duplantie, la présidente de la section locale 728 du syndicat Unifor, ont marché dans le centre-ville de Saint-Jérôme le 15 janvier dernier, dans la froidure de fin d’après-midi, afin de manifester contre la fermeture de l’usine Mueller de Saint-Jérôme.

Rappelons que le 18 décembre dernier, l’employeur avait brutalement annoncé la fermeture complète de ses opérations. Le syndicat apprenait la nouvelle en même temps que les travailleurs. L’annonce a été tout un choc pour les membres et le syndicat puisqu’à peine une semaine auparavant, les parties avaient signé la nouvelle convention collective négociée au cours de l’automne. Selon le syndicat jamais, les représentants patronaux n’ont laissé entendre une telle issue.

Principaux clients, les municipalités

Mueller Canada est une compagnie américaine qui est spécialisée dans la fabrication de couvercle d’aqueduc en fonte. L’employeur a vendu les carnets de commandes ainsi que les moules à un compétiteur américain, East Jordan qui a décidé de transférer la production aux États-Unis. Les fours, fonctionnant à l’électricité, n’ont pas fait partie de la transaction. Les principaux clients de cette entreprise étant les municipalités, « nous avons l’intention de nous adresser à l’Union des municipalités du Québec afin de leur demander de ne plus faire affaire avec cette entreprise en s’assurant de s’approvisionner avec des produits de fabrication québécoise ou canadienne », a expliqué jeudi soir M. Michel Ouimet , directeur québécois d’Unifor.

Par ailleurs, un comité de travail composé du député du comté, Pierre-Karl Péladeau, du maire de Saint-Jérôme, Stéphane Maher, de Robert Teasdale, d’Investissement Québec ainsi que de Michel Ouimet, d’Unifor travaille ardemment à la relance de l’usine. « Nous tentons par tous les moyens possibles de trouver un scénario qui assure le maintien total ou partiel des emplois », a expliqué M. Ouimet.

« On va mettre une pression énorme sur Mueller. Il ne pourra pas laisser une usine ni un terrain sans activité. Avec l’aide de Pierre Karl Péladeau, on va trouver quelqu’un qui va remettre cette usine en marche », a déclaré le maire de Saint-Jérôme, Stéphane Maher, dans son discours en marge de la marche.

En faveur de la reprise de la fonderie par un investisseur québécois, le député de Saint-Jérôme, Pierre Karl Péladeau, a mentionné dans son discours avoir, dans un premier temps, interpellé le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles et responsable des Laurentides, Pierre Arcand. Ce dernier n’a pas répondu, a souligné Péladeau qui a donc contacté Jacques Daoust, le ministre de l’Économie. « On a ici une usine qui fabrique des produits québécois, pour des clients québécois, on va faire un montage financier. On va trouver un industriel. On a toute l’expertise ici, le courant bon marché, lui a-t-il dit». Selon Pierre Karl Péladeau, M. Daoust a manifesté de l’ouverture quant à la notion du développement de l’entreprenariat québécois.

Le député de Saint-Jérôme a également mentionné jeudi soir aux employés que Robert Teasdale aussi semblait « très volontaire » pour trouver une solution. « Il n’y a pas de garanties, mais il ne faut pas perdre espoir et il faut rester mobilisé pour faire en sorte de convaincre les autorités et les éventuels repreneurs qu’une solution est possible ».

Le syndicat travaille également en collaboration avec un comité de reclassement du Groupe Gestion Concertée des Ressources Humaines (GCRH), guidé par le conseiller en gestion et vice-président Sylvain Camirand nous dit Mme Duplantie, afin de soutenir les 80 travailleurs qui ont perdu leur emploi.

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