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Maladie d’Alzheimer : face à des préjugés encore tenaces

Par Rédaction

Chaque année, janvier est l’occasion de sensibiliser la population à la maladie d’Alzheimer. À cette occasion, des organismes comme la Société Alzheimer du Canada rappellent l’importance, entre autres, de souligner que cette maladie est sujette à de nombreux préjugés et discriminations. Les idées reçues sur la maladie d’Alzheimer peuvent même avoir, au quotidien, un véritable impact sur les personnes atteintes dans un contexte où les cas continuent d’augmenter au fil des années.

Face à des maladies comme Alzheimer, beaucoup de personnes font encore preuve de nombreux jugements. Des préjugés faisant suite, la plupart du temps, à un réel manque de connaissance des troubles neurocognitifs. C’est pourquoi, dans le cadre du Mois de la sensibilisation à la maladie d’Alzheimer, la « Société Alzheimer se mobilise pour sensibiliser le public aux réalités des troubles neurocognitifs et lutte contre la stigmatisation ».

Une stigmatisation qui, comme le rappelle l’organisme de bienfaisance, peut se traduire par des comportements qui mettent les personnes à l’écart, ou qui les réduisent à leur maladie. Une certaine forme même de marginalisation des personnes souffrant de ces troubles qui limite parfois grandement leur inclusion dans la communauté et peut avoir des conséquences sur l’évolution de la maladie.

Une stigmatisation toujours présente

Toujours selon la Société Alzheimer du Canada, cette peur du jugement des autres pousse parfois, certaines personnes à cacher leur diagnostic, retardant ainsi l’accès aux soins et services dont elles pourraient bénéficier.

La stigmatisation de ces personnes peut aussi se manifester dans les relations sociales du quotidien ou encore au travail. Pourtant, les publications de l’organisme rappellent que vivre avec un trouble neurocognitif n’empêche pas nécessairement de communiquer et de contribuer à la vie collective. C’est pourquoi, l’organisme insiste sur l’importance d’adopter un langage respectueux et des comportements adaptés qui valorisent la personne avant la maladie. Le but : favoriser des interactions plus humaines pour effacer la stigmatisation.

Des cas qui augmentent

Si le Mois de la sensibilisation à la maladie d’Alzheimer a aujourd’hui tant d’importance et si le fait de changer le regard sur cette maladie est devenu une priorité, c’est aussi parce que les diagnostics se multiplient.

Selon une étude citée par la Société Alzheimer du Canada dans un rapport publié sur son site, le nombre de personnes vivant avec des troubles neurocognitifs au pays pourrait augmenter de 187 % d’ici 2050. Et d’ajouter : « En 2030, environ un million de Canadiennes et de Canadiens vivront avec un trouble neurocognitif, ce qui entraînera son lot de conséquences d’un bout à l’autre du pays, dans toutes les sphères et cultures. Pour créer des résultats positifs, il faut lutter davantage contre la stigmatisation, la discrimination et les stéréotypes. »

Une progression de ces troubles qui entraînera de fait une pression d’autant plus forte sur les proches aidants, les services dédiés voire « sur la société dans son ensemble ».

Face à ce constat, la Société Alzheimer du Canada invite chacun à jouer un rôle. Ainsi, en tant qu’expert dans ce domaine, l’organisme rappelle que des gestes simples comme se renseigner sur les troubles neurocognitifs, adopter un langage respectueux et adapté, faire preuve de patience, être un « ami », soutenir les proches aidants peuvent contribuer à changer les mentalités.

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