(Photo : Courtoisie)
Les préfets des Laurentides.
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Les élus des Laurentides demandent plus d’investissements

Par Ève Ménard

Le Conseil des préfets et des élus de la région des Laurentides (CPÉRL) déplore le sous-financement de la région des Laurentides. Il exige un rehaussement des investissements régionaux afin d’assurer un niveau de services adéquat à la population.

C’était la demande principale, exprimée par le CPÉRL, à l’occasion d’une conférence de presse tenue le 7 novembre dernier. Celle-ci s’inscrivait dans le Symposium Laurentides, un premier rendez-vous réunissant les différents acteurs municipaux et gouvernementaux des Laurentides. Mairesses, maires, directions générales, préfets, ministres et députés se sont rassemblés afin d’échanger sur différents enjeux qui touchent la région.

Les acteurs municipaux constatent d’abord l’importante croissance de la population dans les Laurentides. En comparaison, ils déplorent le fossé avec les investissements, qui ne répondent plus aux besoins de la région. « Les préfets et les élus municipaux des Laurentides s’attendent à un redressement majeur des investissements sur l’ensemble du territoire », martèle Scott Pearce, président du CPÉRL et préfet de la MRC d’Argenteuil. Le Conseil des préfets et des élus de la région des Laurentides s’attaque à trois grands chantiers: la santé, le transport et la protection des espaces verts.

En santé : vétusté et sous-financement 

En santé, on réclame un financement équitable en soins et en services sociaux. Marc L’Heureux, préfet de la MRC des Laurentides, déplore la vétusté de « tous les hôpitaux de la région ». Il demande à ce qu’ils soient remis à niveau. « Ils n’ont pas été conçus pour servir 650 000 citoyens, en plus des villégiateurs à affluence touristique qui augmente sans cesse », ajoute-t-il.

Les Laurentides représentent 7,5% de la population québécoise. Or, elle reçoit moins de 5% du budget en santé, fait remarquer le CPÉRL. Le Conseil veut que les investissements en santé reflètent les réalités et le poids démographique de la région.

En transport et mobilité : de pire en pire

Les MRC remarquent également une détérioration en matière de transport depuis les 30 dernières années. Dans les problèmes identifiés, on énumère le manque de sécurité routière, des infrastructures qui ne répondent plus à la réalité régionale et une pression accrue sur le système routier, causée notamment par l’essor démographique. Le CÉPRL exige de la nouvelle ministre des Transports, Geneviève Guilbault, un réinvestissement important dans les Laurentides.

Protection des espaces verts

Une autre priorité des Laurentides est la protection, l’accès et la mise en valeur de ses espaces verts. Les élus municipaux des Laurentides croient que l’accès à la nature nécessite un soutien de la part du gouvernement du Québec, tant au niveau financier qu’en matière de moyens législatifs ou réglementaires pour permettre aux municipalités d’acquérir, de conserver et de mettre en valeur les espaces verts.


Le portrait démographique dans les Laurentides

Plusieurs inquiétudes du CPÉRL tiennent compte de la croissance démographique dans les Laurentides. Comment se chiffre cette croissance et quel est le portrait démographique de la région?

Selon les dernières données de l’Institut de la statistique du Québec, la région des Laurentides est celle pour laquelle on prévoit la plus importante croissance de la population d’ici 2041, avec 21,3 %. Une des particularité du portrait démographique des Laurentides est son vieillissement. Cette réalité engendre des besoins importants en santé. Entre 1986 et 2016, la proportion de personnes âgées de 65 ans et plus et résidant dans la région a doublé. Depuis 2011, la proportion d’aînés dans les Laurentides croît plus rapidement que dans le reste de la province. En 2021, 20 % de la population était constituée de personnes âgées de 65 ans et plus. Selon les projections, ce pourcentage atteindra 27 % en 2031.

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