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« Le gouvernement ne devra pas céder aux lobbys » – Michel Morency

Par Lpbw

L’exécutif du Conseil central des syndicats nationaux des Laurentides (CCSNL) fait savoir qu’il a pris connaissance de la conclusion du rapport de la commission parlementaire particulière sur l’inversement de l’oléoduc 9b d’Enbridge inc., « avec consternation », une décision précipitée selon lui.

« Malgré les dix-huit recommandations louables énumérées dans le rapport de la Commission, nous comprenons mal comment le gouvernement donne son aval à un projet qui a soulevé nombre de questionnements et donné lieu à des rapports contradictoires notamment en regard des emplois créés, et ce, sans réelle consultation. »

Court laps de temps

Par ailleurs, le CCSNL déplore le fait que la commission parlementaire particulière se soit tenue si tardivement, « le court laps de temps accordé pour présenter des réflexions et commentaires, mais surtout, l’impossibilité pour les groupes citoyens et environnementaux, somme toute les opposants au projet, de prendre la parole à la commission. »

Selon le CCSNL, la lutte aux changements climatiques et une vision de transition vers l’indépendance envers les énergies fossiles auraient dû être des axes directeurs de cette commission parlementaire particulière.

Vigilance

Le CCSNL craint par ailleurs les répercussions environnementales sur le territoire des Basses-Laurentides : 400 000 habitants s’abreuvent en eau potable le long du tracé de l’oléoduc, entre autres grâce à la Rivière-des-Mille-Îles ou par les nappes phréatiques.

« Le CCSNL entend demeurer vigilant, car certaines des dix-huit recommandations de la commission manque de précision et Enbridge saura certainement en tirer parti. De plus, il est impératif qu’aucun compromis ne soit fait si la compagnie ne rencontre pas toutes les recommandations de la commission. Le gouvernement ne devra pas céder aux lobbys ou à des pressions électoralistes », soutient Michel Morency, vice-président responsable du dossier environnement du CCSNL.

Le CCSNL rappelle que c’est la compagnie Enbridge qui établit elle-même les mesures de contrôle de ses installations et que l’oléoduc dont il est question a été construit aux alentours de 1976. Et qu’il est comparable en technologie et en âge au pipeline du Michigan qui a occasionné, en 2010, un déversement de 3 millions de litres de pétrole des sables bitumineux dans la rivière Kalamazoo.

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