L’ARLPH Laurentides souligne 50 ans d’engagement
L’Association régionale de loisir pour les personnes handicapées (ARLPH) des Laurentides célèbre cette année son 50e anniversaire. L’organisme, qui œuvre à rendre les activités sportives, culturelles et de plein air plus accessibles aux personnes en situation de handicap, revient sur ces cinq décennies.
Fondée en 1976, l’ARLPH Laurentides accompagne les municipalités, organismes et institutions de la région afin de favoriser l’inclusion dans les loisirs. Aujourd’hui, l’organisation travaille avec une grande diversité de partenaires et de clientèles, allant des enfants aux adultes vivant avec différents types de handicaps.
Directrice générale depuis 2019, Marie‑Ève Lépine connaît bien l’évolution de l’organisme. Impliquée depuis plus de 15 ans, elle a d’abord été bénévole puis stagiaire avant de joindre l’équipe.
Des avancées et des défis
Dans le cadre des célébrations du 50e anniversaire, l’équipe de l’ARLPH Laurentides a plongé dans ses archives afin de retracer l’histoire de l’organisme. Ce travail a permis de constater les progrès réalisés, notamment dans la façon de parler du handicap et de considérer la personne avant tout.
Mais cette rétrospective a aussi révélé que certaines préoccupations traversent les décennies. Plusieurs initiatives menées aujourd’hui rappellent des projets réalisés il y a déjà plusieurs années, notamment dans les écoles pour sensibiliser les jeunes au handicap. « On a retrouvé un projet de sensibilisation dans les écoles datant de 1988. Sans le savoir, on a lancé il y a deux ans un projet très semblable. Ça montre qu’il y a encore du chemin à faire », souligne-t-elle.
Parmi les avancées marquantes des dernières années, l’ouverture croissante des milieux municipaux et communautaires à l’inclusion figure en tête de liste.
L’organisme accompagne notamment les camps de jour dans l’intégration d’enfants ayant des besoins particuliers grâce au programme SOS intégration. Lors de son lancement en 2012, certaines villes comptaient une trentaine d’enfants inscrits dans leur programme d’accompagnement. Aujourd’hui, plusieurs municipalités accueillent plutôt entre 40 et 50 jeunes.
Des besoins en forte croissance
Malgré ces progrès, les besoins demeurent importants et continuent de croître. L’organisme observe une hausse marquée des demandes dans plusieurs de ses programmes.
Le programme d’aide financière, par exemple, disposait d’un budget d’environ 70 000 $ il y a une dizaine d’années. Aujourd’hui, il atteint près de 400 000 $, mais ne permet de répondre qu’à environ 30 % des demandes reçues.
Cette augmentation s’explique en partie par une meilleure connaissance des services disponibles, mais aussi par une hausse du nombre de personnes ayant besoin d’accompagnement. « Les demandes augmentent beaucoup plus rapidement que le financement », constate Mme Lépine.
Une soirée pour souligner le 50e anniversaire
L’organisme a récemment célébré son demi-siècle lors d’une soirée réunissant membres, bénévoles, familles et partenaires. L’événement a permis de mettre de l’avant les témoignages de participants aux activités de l’ARLPH Laurentides.

Plusieurs ont raconté l’impact de ces programmes sur leur vie, que ce soit pour adopter de saines habitudes de vie, développer leur autonomie ou simplement créer des amitiés. « C’était très touchant d’entendre ce que les activités avaient changé pour eux », raconte la directrice générale.
La soirée a également été marquée par le dévoilement d’une nouvelle image de marque et d’un nouveau logo lors d’un spectacle de lumière.
Des projets pour l’avenir
Alors que l’organisme entame sa sixième décennie, plusieurs projets occupent déjà l’équipe. L’ARLPH Laurentides souhaite notamment assurer la pérennité de sa centrale d’équipement adapté, un projet permettant aux familles d’emprunter du matériel spécialisé pour pratiquer différentes activités de plein air.
L’organisation travaille aussi à développer de nouvelles formations pour les municipalités et les gestionnaires de parcs afin de rendre les espaces verts plus accessibles.
Enfin, l’organisme collabore avec plusieurs installations aquatiques de la région afin d’élargir l’offre de cours de natation adaptés, un service longtemps marqué par des listes d’attente. « On ne peut pas faire ça seul. Ces projets reposent sur la collaboration avec les milieux », conclut Mme Lépine.