La Fête irlandaise de Saint-Colomban, une nouvelle tradition!

Par Rédaction

ORIGINES. Le trèfle était à l’honneur au parc Phelan de Saint-Colomban samedi dernier.

Colombanois, citoyens des municipalités voisines et membres de la communauté irlandaise du Québec ont participé à la première édition de la Journée irlandaise, ayant pour thème Nos racines, notre fierté.

Dès 11h, les activités festives ont ravi petits et grands et elles se sont poursuivies jusqu’à 22 h.

Programmation historique et culturelle

La matinée était réservée aux activités plus protocolaires telles que le dévoilement du panneau d’interprétation du monument commémoratif des quelque 700 pionniers irlandais ayant été inhumés dans le cimetière de la paroisse.

Le maire de Saint-Colomban, Jean Dumais présidait la cérémonie en compagnie du président d’honneur de la fête, Fergus V. Keyes et de son excellence John Raymond Bassette, ambassadeur d’Irlande au Canada.

Le texte du panneau d’interprétation a été lu à voix haute, en trois langues : français, anglais et irlandais gaélique.

Alimenter la fierté

Par la suite, une messe bilingue a été célébrée par Mgr Pierre Morissette, évêque du diocèse de Saint-Jérôme.

Steve Gagnon, conseiller municipal explique la pertinence de tenir un tel événement : « C’est un peu pour faire une continuité avec le festival médiéval organisé ici dans le passé et aussi pour alimenter la fierté et le sentiment d’appartenance de la population».

Pour ceux qui se posent la question Où étaient les jeux gonflables? M.Gagnon : «On a fait différent, on a préféré miser sur des artistes de la scène, pour cette fois.»

Voyage dans le temps

Dans le parc, plusieurs personnages vêtus en costumes d’époque préparaient leurs fusils et racontaient des bribes d’histoires aux curieux. Soldats britanniques et patriotes jouaient le jeu en se narguant mutuellement. Une proclamation royale a été livrée par Jean-Joseph Girouard, grand patriote, incarné par André Goulet de la Société de reconstitution du Bas-Canada.

«C’est une véritable passion, qui occupe beaucoup de son temps et ça coûte cher», confie la mère de celui-ci.

Plus tard, les spectateurs ont pu assister à une reconstitution d’une escarmouche entre les clans ennemis.

Malgré les relations tendues entre Canadiens français et Irlandais, la religion catholique commune a favorisé la mixité des deux peuples. «De nombreux mariages interculturels ont eu lieu dans notre église», raconte Béatrice Daoust, directrice de la Fabrique de Saint-Colomban.

Au cœur de la fête

Musique, danse traditionnelle, chant, maquillage, ateliers de bricolage, confection de cupcakes et jeux ont été appréciés des enfants. L’arrivée sur scène du groupe Les Petites Tounes a pour sa part électrisé l’ambiance. De véritables rock stars. «Beaucoup de musiques québécoises s’inspirent de la musique irlandaise […] avec les violoneux, les gigues, l’ajout de la mandoline et de la flûte» affirme Claude Samson, chanteur et musicien du groupe.

Plus tard en soirée, la foule a pu admirer la troupe de danse Celtic Grace, écouter les chants de Keriadenn et danser sur les rythmes irlandais du groupe Keltik Pilgrim.

Les spectateurs ont eu droit à une démonstration de hurling, un sport vieux de 2000 ans, toujours populaire en Irlande. Il s’agirait, selon certains, du sport le plus rapide au monde. Sur une surface plus grande que celle d’un terrain de soccer, 15 joueurs en affrontent 15 autres, armés de crosses en frêne. Ils tentent de taper la balle dans le but opposé. Il est permis d’attraper la balle, de faire des passes, mais les joueurs ne peuvent courir plus de deux pas avec la balle en main.

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