Réjean Charbonneau
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« Ils n’arrêteront pas » – Le maire Réjean Charbonneau

Par Lpbw

Monsieur Harry Chew, le président et directeur de Pacific Arc Resources, monsieur Paul Wilson du Cabinet de Relations Publiques National Inc., accompagnés d’un géologue, ont rencontré les maires Bruno Laroche. Linda Fortier et Réjean Charbonneau, à 13 h 30, le lundi18 avril, dans les bureaux du maire de Sainte-Adèle.

Les trois hommes ont délivré un message clair nous informe monsieur Réjean Charbonneau. Maire de Sainte-Adèle : «Ils sont venus nous dire qu’ils sont dans la légalité et ne vont pas arrêter. Ils vont continuer leur travail». Et ce malgré le mouvement de contestation, la mobilisation citoyenne et les actions politiques et la prise de position des trois municipalités contre les travaux d’exploration minière sur leur territoire. «La raison qu’ils nous ont donnée est qu’ils ont déjà dépensé beaucoup d’argent », explique le maire de Saint-Hippolyte. Une bonne nouvelle cependant : «Si les gens remboursent, ils pourront annuler le contrat qu’ils ont déjà signé.»

«Le géologue nous a accusés d’avoir fait de la propagande durant la rencontre d’information de jeudi dernier, dénonce, Bruno Laroche, maire de Saint-Hippolyte. Je lui ai rappelé que Mme Cassidy (porte-parole d’OnTrack à l’époque) avait été invitée à cette rencontre d’information, mais ne s’est pas présentée. Nous voulions avoir les deux côtés de la médaille.»

Nouveau porte-parole et 20 forages à venir

Monsieur Paul Wilson, du Cabinet de Relations Publiques National Inc. devient porte-parole de la compagnie et remplace madame Cassidy.

Contacté par téléphone, monsieur Paul Wilson nous explique que la rencontre de lundi dernier, qui était voulu par Pacific Arc Resources de façon individuelle et s’est finalement déroulée en présences des trois maires concernés, avait deux objectifs. Le premier, permettre de rencontrer le président, monsieur Harry Chew et le deuxième de  dédramatiser, démystifier. L’information qu’il nous transmet est que les forages seront effectués soit 20 trous, de 3 cm de diamètre, sur 7 terrains, pour extraire des carottes rocheuses. « Tous les gens ont signé et personne n’a été menacé d’expulsion ni n’a été forcé à le faire, souligne Paul Wilson en précisant « Une foreuse est grosse comme un pick-up et ces forages ne nécessitent pas de couper des arbres».

Une opération commerciale

«Monsieur Chew ne connaissait pas la région. Il est ici pour une opération commerciale parce que le gouvernement du Québec offrait des incitatifs financiers pour attirer les investisseurs. La compagnie possède 57 claims au total dans deux régions, les Laurentides et Fermont, nous précise monsieur Wilson. «Il faut aussi savoir qu’il y avait déjà eu des trous de faits ici, 100 à 120, des années 1970 jusqu’au milieu des années 1990. Des explorations prometteuses, mais qui n’ont pas été exploitées.»

En ce qui concerne le fait qu’aucun représentant de la compagnie ne se soit présenté à la rencontre d’information, Paul Wilson répond : « Nous avons pris cette décision, car nous sentions la grogne des citoyens.»

Dans le cas où l’exploration justifierait une exploitation, monsieur Wilson informe : «L’étape suivante peut prendre de 10 à 15 années. Informations et consultations des citoyens, avec le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), études, etc. D’après nos informations, les premiers forages débuteraient au Lac Adair, (Saint-Hippolyte).  Le terrain visé par un premier forage à Sainte-Adèle serait situé au Lac Pilon. Mathieu Meunier, le citoyen engagé contre les mines de Saint-Hippolyte nous confie : « Nous  faisons des rondes. Nous attendons, l’équipement va arriver!»

Le maire Gérald Tremblay aurait signé la pétition

Le maire de Montréal, monsieur Gérald Tremblay, possède une résidence à Saint-Hippolyte. Darren Baker, son attaché de presse, nous partage : «Il a déjà parlé de ça avec les voisins pour leur dire qu’il était contre (les forages).». Selon nos informations le maire Tremblay a signé la pétition.

Sainte-Adèle passe aussi une résolution contre les mines

Lundi soir, une résolution pour « Demande de restriction d’accès pour des travaux d’exploration minière» a été présentée au conseil municipal de Sainte-Adèle.  Le Conseil désire soustraire son territoire de toutes explorations et exploitations minières, résolution déjà adoptée, le 4 avril dernier, à l’assemblée régulière du conseil municipal de Saint-Hippolyte. Cette résolution mentionne également que l’exploration minière risque d’affecter ou d’altérer la faune et la flore des nombreux cours d’eau situés dans ses limites ainsi que les points privés d’alimentation en eau potable des propriétés non raccordées au réseau public d’aqueduc.

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