(Photo : gracieuseté promotions S&S Crew )
Les voitures d’expositions seront déplacées à la Porte-du-Nord. 

Expositions courues : les voitures astiquées déménagent à la Porte du Nord 

Par Luc Robert

Les promotions S&S Crew ont présenté leur dernière exposition de voitures à Saint-Jérôme, samedi soir dernier. Dès juillet, les événements de bolides et camionnettes seront relocalisés à la Porte du Nord.

Leur dernier événement a été tenu dans les stationnements de la Plaza des Laurentides et du SmartCentres. Le dossier s’était compliqué avec la Ville de Saint-Jérôme.

Jeudi dernier, à la veille de la tenue d’un nouveau rassemblement prévu le samedi 23 mai aux deux endroits, les autorités de la ville ont organisé un tête-à-tête avec le promoteur Olivier Gagnon.

« Les Services de l’urbanisme, de la police et des incendies m’ont rencontré. Ils m’ont avisé que la présentation d’un événement sur un terrain privé est limitée à deux occasions annuellement. Or, nous avons déjà atteint cette limite. J’ai décidé de mettre mes activités sur pause à Saint-Jérôme », a laissé savoir M. Gagnon.

S’il est obligatoire d’obtenir des autorités un permis pour tenir une manifestation ou un rassemblement dans un endroit public, ce n’est pas le cas sur un terrain privé, comme les stationnements utilisés dans la cité du curé Labelle.

« Concernant l’organisation de l’événement, aucun permis particulier de la Ville ou des services policiers n’est requis, puisque les rassemblements se déroulent sur un terrain privé. Le Service de police est toutefois en communication régulière avec les organisateurs, afin de mettre en place des stratégies communes visant à limiter les débordements et améliorer la sécurité », a établi Mélissa Bossé, agente aux relations communautaires et médiatiques, à la division des actions proactives et affaires avec la communauté du Service de police de Saint-Jérôme (SPVSJ).

Interprétation de chiffres

Les représentants de Saint-Jérôme ont évoqué l’événement d’ouverture de saison du 7 mai dernier, qui aurait attiré sur place 40 000 visiteurs, selon le promoteur.

« Le SPVSJ tient à préciser qu’environ 5 000 véhicules étaient présents dans le secteur lors de l’événement. En considérant une moyenne approximative de deux personnes par véhicule, nous estimons qu’environ 10 000 personnes ont fréquenté le site et les environs », a calculé Mme Bossé.

Or, des citoyens et commerces du secteur ont déposé en privé une pétition, « pour que cessent les bruits de systèmes de son des voitures exposées lors des événements ».

« Du côté des commerçants et des résidents du secteur, les principales doléances transmises concernent surtout le bruit, ainsi que la circulation dense observée dans le secteur lors des rassemblements », a ajouté l’agente Bossé.

La coordination des événements a nécessité une collaboration entre divers niveaux de limiers.

« Afin d’assurer un encadrement sécuritaire et une circulation la plus fluide possible lors de ce type de rassemblement, un plan d’opération est élaboré pour chaque événement en collaboration avec les différents partenaires concernés, incluant la Sûreté du Québec. Des mesures de gestion de la circulation sont notamment mises en place, incluant le contrôle des feux de circulation et la coordination des effectifs policiers sur le terrain », a-t-elle précisé.

À cet effet, plusieurs éléments ont été abordés et mis en place par prévention.

« La gestion des quelque 3 000 places de stationnement de la Plaza des Laurentides, ainsi que des 2 000 places additionnelles du Smart Centres, ont été discutées. Le maintien d’un corridor de sécurité permettant les déplacements des véhicules d’urgence aussi. La gestion globale du site, ainsi que les messages de sensibilisation et de prévention diffusés par les organisateurs sur les médias sociaux ont également été abordés. »

Le SPVSJ a assuré qu’il n’a pas fait de zèle dans le dossier des expositions répétitives de voitures.

« Le Service de police demeure attentif aux préoccupations des citoyens, des commerçants et des usagers du secteur, afin d’assurer un équilibre entre la tenue de ces événements et la sécurité publique », a renchéri Mme Bossé.

Gros party

D’autre part, le promoteur Gagnon a voulu tirer sa révérence en grand, à Saint-Jérôme, le 23 mai.

« On a présenté de la danse en ligne pour adultes et des jeux gonflables pour les enfants. On voulait une exposition très festive pour notre dernier rendez-vous ici. »

« De plus, j’ai démontré ma bonne volonté aux autorités jérômiennes en présentant 64 événements ici en 7 ans. Ça me coûte près de 12 000 $ en assurance par année et je continuais pareil. Saint-Jérôme semble vouloir y aller avec les voitures électriques. Je vais prendre une pause de Saint-Jérôme : on verra dans les années futures si nous revenons », a commenté le promoteur.

Olivier Gagnon souligne que sa décision de déménagement avait déjà germé avant la rencontre avec les autorités.

« Ce n’est pas une pétition de 41 noms qui viendra arrêter mes activités. On essayait d’accommoder tout le monde autour, mais bon. J’ai même eu des téléphones de la région de Québec pour transférer mes opérations. J’ai toujours comme rêve de détenir mon propre terrain et de présenter mes expositions un jour. Mais pour le moment, on va demeurer dans la région laurentienne », a-t-il achevé.

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