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Des parents dénoncent le débordement à l'école des Hauteurs

Par lpbw

MOBILISATION. Le président du conseil d’établissement de l’école des Hauteurs ainsi qu’une quarantaine de parents se sont présentés devant les commissaires de la Commission scolaire de la Rivière-du-Nord (CSRDN), le 21 juin dernier, afin de leur présenter leurs inquiétudes quant au dépassement de la capacité d’accueil de l’établissement scolaire.

«Vous n’êtes pas sans savoir que l’école des Hauteurs est en débordement depuis plusieurs années. À cet effet, le Ministère de l’Éducation vous a accordé, l’automne dernier, les budgets nécessaires pour construire une nouvelle école à Saint-Hippolyte. Selon la planification initiale, celle-ci devrait être fonctionnelle pour la rentrée scolaire de 2017. Puisque l’achat du terrain n’est toujours pas réglé, nous comprenons bien que cette école ne verra pas le jour avant 2018», a indiqué d’entrée de jeu le président du conseil d’établissement de l’école des Hauteurs, Bruno Allard.

En septembre 2016, ce sont 430 élèves qui s’entasseront dans l’école. La capacité d’accueil de l’établissement établie par le ministère est de 14 classes et la capacité fonctionnelle est de 18 classes. Cette capacité a été atteinte lors de l’année scolaire 2015-2016. Pour accueillir les nouveaux élèves à la prochaine rentrée, l’école doit transformer en classe les deux derniers locaux de libres, dont la bibliothèque. «Ces locaux sont très petits, peu ventilés et mal fenestrés. De plus, les corridors, les casiers, les toilettes, le service de garde, les gymnases et la cour d’école peuvent difficilement répondre à plus de 40% de surutilisation», a mentionné M. Allard qui croit que tous ces éléments ne favorisent en rien la réussite scolaire.

Des unités mobiles

Les parents ainsi que M. Allard ont communiqué aux commissaires le besoin d’ajouter des unités mobiles temporaires pour réduire l’impact de cette situation sur la réussite et le bien-être des élèves. «Loin d’être parfaite, cette solution éviterait les déplacements successifs d’une école à une autre causée par un redécoupage territorial, ou pire encore, le statu quo», a ajouté Bruno Allard dans sa présentation. Ce dernier demande donc aux commissaires de reconsidérer leur demande d’installer des unités mobiles temporaires dès la rentrée 2017.

Réactions à la CSRDN

«Nous sommes conscients de la situation, mais l’ajout de locaux n’est pas financé par le ministère et le déplacement de la clientèle n’est pas populaire. Nous devons analyser la situation», a précisé le président de la CSRDN, Jean-Pierre Joubert.

«Nous avons fait une demande au ministère pour obtenir des modulaires pour l’année scolaire 2017-2018 puisque la nouvelle école ne devrait pas être construite à ce moment-là, a indiqué Guylaine Desroches, directrice générale adjointe de la CSRDN. Nous comprenons que ce ne sont pas des conditions idéales d’espace. Mais l’analyse permet de dire que l’école est en mesure d’accueillir ce groupe supplémentaire.»

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