| Par lpbw

Des citoyens se lèvent pour retrouver leur rue

CIRCULATION. La colère gronde à Sainte-Sophie depuis la fermeture de la 4e Rue, près de l’intersection du chemin de Val-des-Lacs, et ce jusqu’à la construction d’un nouveau pont, en 2017. Lundi matin, une cinquantaine de résidents se sont rassemblés pour signifier leur colère.

«Plus on va inonder le ministère des Transports d’appels et de lettres, plus on va avoir de chance d’obtenir notre pont avant l’hiver. Moi, je veux le pont cet automne en 2016», clamait la mairesse de Sainte-Sophie, Louise Gallant. Cette dernière a annoncé dans la foulée qu’elle enverrait une mise en demeure au MTQ  concernant la sécurité. En effet, il y a une quinzaine de jours, le ponceau a été démoli par le ministère et les citoyens déplorent le manque de mesure de sécurité et la dangerosité pour les enfants qui, selon eux, peuvent tomber dans la rivière. Par ailleurs, un résident mentionne que «ça a pris 18 minutes pour que l’ambulance vienne ici chercher un jeune enfant qui avait des problèmes respiratoires. C’est inacceptable!»

Danger

Fin septembre, la mairesse dénonçait déjà "l’inertie" du ministère des Transports du Québec (MTQ), arguant que la lenteur des travaux nuisait à ses citoyens et à leur sécurité. À l’époque, Isabelle Doyon, porte-parole du MTQ section Laurentides-Lanaudière, nous confirmait alors que la rue serait fermée jusqu’à la réalisation des travaux en 2018. «Le projet de reconstruction du ponceau est actuellement en préparation et on a besoin d’une étude hydraulique et d’une étude géotechnique avant de déterminer le type de structure à mettre en place. Quand ces étapes seront réalisées, on pourra définir les plans et devis et poursuivre en appel d’offres.»

La mairesse rencontrait ensuite Claude Thibeault, le directeur du MTQ, section Laurentides, ce qui a eu pour résultats que la date des travaux a été avancée au printemps 2017. Pour les résidents, c’est encore trop long. Une pétition circule d’ailleurs pour dénoncer cette situation qui, parmi les désagréments, oblige certains à faire un détour de 10 km. Louise Gallant a même pensé à faire faire les travaux par Sainte-Sophie. Elle nous confie avoir reçu deux mises en demeure, une pour la municipalité et l’autre personnellement : «Je vais être arrêtée si je viens faire des travaux ici!»

Elle martèle: «Cette route est nécessaire à plusieurs citoyens et que dire de la sécurité s’il y avait une urgence nécessitant une ambulance ou les pompiers. Le temps de réponse serait beaucoup trop long, car ils devraient parcourir 5 km pour aller chercher la personne en besoin et 5 km pour revenir au point de départ ce qui met la vie de mes citoyens en danger, et ça pour moi c’est inacceptable».

Charles Botar et sa conjointe Annie Melançon ont lancé une pétition il y a un mois. En quelques soirs,  ils ont déjà recueilli 300 signatures.

Partager l'article

NOUVELLES SUGGÉRÉES

0 Comments

Submit a Comment

Votre adresse courriel ne sera pas publiée.

Ce site est protégé par reCAPTCHA et les politiques de confidentialité et conditions de service de Google s'appliquent.

Les événements à venir

Aucun événement restant pour Août