| Par Daniel Calvé

COVID-19 : Le milieu de la santé s’ajuste

La semaine dernière, Denis Provencher, président par intérim du Syndicat des professionnelles en soins des Laurentides (FIQ-SPSL), qui représente plus de 4 400 infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes du CISSS des Laurentides, dénonçait plusieurs situations préoccupantes vécues par les professionnelles en soins des Laurentides, notamment en lien avec les travailleuses enceintes dans leur milieu de travail.

 

Aujourd’hui, le 6 avril le CISSS LAU a soit relocalisé les travailleuses enceintes dans un lieu sécuritaire respectant les normes de INSPQ, ou elles ont été renvoyées chez elle. « D’autres ont utilisé le droit de refus la semaine dernière », explique Denis Provencher.

Par ailleurs, selon les dernières directives de l’Institut national de la santé publique du Québec (INSPQ), tout travailleur qui doit donner des soins à un patient (dans les hôpitaux, les cliniques médicales, externes, les cliniques désignées et dans les soins de longue durée) et qui ne peut pas respecter les deux mètres de distance, a deux masques pour sa journée. « On ne parle pas ici d’une clientèle qui a la COVID-19. Comme la contamination est rendue communautaire, il faut protéger le personnel », nous dit M. Provencher.

Selon le Centre intégré de santé et de services sociaux des Laurentides (CISSS LAU) l’établissement bénéficie présente-ment de toutes les protections nécessaires pour assurer la sécurité du personnel et des médecins. Cependant, les provisions de matériel de protection sont basses et font l’objet d’un suivi extrêmement serré, comme c’est d’ailleurs le cas présentement dans tous les établissements du Québec.

Des précisions du CISSS des Laurentides

Concernant les masques, « le nombre de jours que nos provisions peuvent couvrir sont variables selon le type d’équipement et selon les différents arrivages. Nous sommes en lien constant avec le MSSS (Ministère de la Santé et des Services sociaux) et la Sécurité civile afin de nous assurer des approvisionnements minimaux requis », nous dit Myriam Sabourin, du service des communications. En date du 6 avril le Québec comptait 14 jours de gants, 13 jours de masques N 95 et 10 jours de masques chirurgicaux, selon le gouvernement.

Par ailleurs, certaines entreprises de la région ont communiqué avec le CISSS pour les aider à se procurer certains équipe-ments de protection. « En collaboration avec le MSSS, nous validons chacune de ces possibilités en nous assurant de la conformité du matériel qui nous est proposé », mentionne l’équipe des commu-nications et des relations publiques.

Concernant les travailleuses enceintes, le CISSS des Laurentides mentionne qu’il œuvre à l’affectation des infirmières enceintes à des tâches ne les mettant pas en contact avec la clientèle potentiellement positive à la COVID-19. « Pour toutes les employées enceintes de notre personnel, le CISSS travaille actuellement à différents scénarios afin d’assurer leur protection tout en portant attention à ce que leur retrait ne provoque pas de bris de service ».

Est-il sécuritaire de laver les masques?

« Pour le moment, il n’est pas possible de réutiliser les masques en les désinfectant. Toutefois, nous attendons les analyses et le retour du MSSS afin de savoir si certains types de masque pourraient être désinfectés. En ce sens, une consigne a été émise à l’ensemble de notre personnel afin de récupérer les masques N95 dans le cas où il serait possible de les désinfecter pour une réutilisation ultérieure. Ces masques utilisés sont, pour le moment, entreposés de façon sécuritaire », explique-t-on.

Le nombre de personnes guéries

« Pour l’instant, ce nombre n’est pas analysé de façon régionale mais uniquement pour l’ensemble de la province. Le tout, afin de prioriser les actions de dépistage et de soin. Ces données pourront être réparties par région en post-pandémie », explique Myriam Sabourin.

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