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Bell Helicopter coupe 200 emplois

Par lpbw

ÉCONOMIE. Alors que Bell Helicopter de Mirabel annonçait, jeudi, la mise à pied de 200 travailleurs, le syndicat appelle à la mobilisation de toute l’industrie aéronautique.

Le cas de Bell Helicopter avec les 200 emplois supprimés inquiète l’Association Internationale des Machinistes et des travailleurs de l’Aérospatiale (AIMTA). «L’hélicoptère Griffon a été conçu, construit et entretenu par les travailleurs de l’usine de Mirabel. Ces dernières années, le gouvernement fédéral a réalisé des mises à niveau sur 83 de ses appareils Griffon, dans le but de prolonger leur durée de vie et de les rendre plus performants lors de missions», souligne David Chartrand, coordonnateur de l’AIMTA. «Depuis un certain temps, le projet est en suspens malgré le fait qu’il reste encore beaucoup de mises à niveau à faire pour que ces hélicoptères volent encore longtemps», ajoute M. Chartrand.

En décidant de compléter les mises à niveau des 84 Griffons, le gouvernement aurait pu, selon le syndicat, faire une différence pour les 200 travailleurs de Mirabel. «Cette occasion manquée est incompréhensible en ces temps économiques difficiles. Le gouvernement fédéral aurait pu intervenir directement pour le maintien de ces emplois, mais il est demeuré inactif», soutient David Chartrand.

Sauver l’aérospatiale

«Le temps est venu de s’unir pour garantir l’avenir de l’aérospatiale au pays. Nos gouvernements doivent assumer leur leadership et mettre en place les conditions pour qu’un sommet de l’aérospatiale se réalise. Sans un plan d’ensemble, sans une rencontre au sommet, nous ne pourrons plus nous targuer d’être des leaders dans le domaine de l’aérospatiale», souligne David Chartrand.

Il soutient qu’au Québec nous avons le savoir-faire, les écoles, les installations, l’expertise, tout pour réussir, mais qu’il manque le courage politique. «Aider Bombardier avec la C-Séries c’était une bonne idée de la part du gouvernement du Québec. Cet avion représente l’avenir de l’aviation. Elle a un potentiel énorme. L’erreur du gouvernement est de ne pas avoir exigé de meilleures garanties et un droit de parole pour se donner les moyens de s’assurer que Bombardier demeure un bon citoyen corporatif en gardant et en créant des emplois chez-nous», soutient-il.

France Poirier

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