Accusation portée dans le dossier du féminicide de Saint-Jérôme
Un homme de 50 ans fait maintenant face à une accusation de meurtre non prémédité dans le dossier du féminicide survenu à Saint-Jérôme à la fin du mois de février.
Patrick Clavel a comparu devant le tribunal et demeure détenu à la suite de l’accusation portée relativement au décès de son ex-conjointe, Danielle Lascelles, 67 ans.
Des événements survenus entre le 22 et le 27 février
Selon les informations présentées en cour, les événements seraient survenus entre le 22 et le 27 février 2026 dans un logement situé sur la rue de la Résidence, à Saint-Jérôme.
Le corps de la victime avait été découvert dans l’appartement, ce qui avait déclenché une enquête policière afin d’établir les circonstances entourant sa mort. La séquence exacte des événements demeure toutefois à préciser pour le moment.
À l’issue de l’enquête initiale, Patrick Clavel a été accusé de meurtre non prémédité relativement au décès de son ex-conjointe.
Des antécédents judiciaires
Le tribunal a également appris que l’accusé avait déjà eu des démêlés avec la justice impliquant la même victime.
En 2024, Patrick Clavel avait plaidé coupable à des accusations de voies de fait, de menaces et de vol visant Danielle Lascelles. Ces éléments font désormais partie du contexte judiciaire entourant le dossier.
Une autre victime de féminicide au Québec
Le décès de Danielle Lascelles est considéré comme le septième féminicide survenu au Québec depuis le début de l’année 2026.
Rappelons que la mort de la femme de 67 ans a suscité de nombreuses réactions dans la région des Laurentides, notamment de la part d’organismes venant en aide aux femmes victimes de violence conjugale.
Dans les jours ayant suivi l’événement, des intervenantes ont rappelé l’importance de reconnaître les signes de violence et de soutenir les femmes qui tentent de quitter une relation abusive. En 2025, il y avait eu 15 féminicides dont neuf en contexte de violence conjugale.
Patrick Clavel demeure détenu pendant la poursuite des procédures judiciaires. Le dossier doit revenir devant le tribunal plus tard au mois de mars, alors que les éléments de preuve recueillis par les enquêteurs pourraient commencer à être présentés.