Mathis Tarani devient la bougie d’allumage des Panthères
Par Luc Robert
L’attaquant Mathis Tarani connaît d’excellents moments avec Saint-Jérôme : il a égalé jeudi dernier son total de points de la saison dernière à Bouctouche (Nouveau-Brunswick), soit 40, en 19 rencontres de moins, disputées avec les Panthères.
Le Terrebonnien montre une fiche de 22 buts et 18 aides avec les félins, alors qu’en Acadie, il a terminé la dernière campagne avec les Steamers de West Kent avec 16 buts et 24 aides.
Sa contribution au trio qu’il compose avec Tommy-Lee Vieira et Benjamin Beaudry est très remarquée, malgré qu’il soit un gaillard de 5’10’’ et de 185 livres dans la Ligue junior AAA du Québec (LHJAAAQ).
« C’est différent d’évoluer cette année dans un circuit plus offensif, avec des pointages de fous (victoire de 9-7 à Valleyfield jeudi, par exemple). Je suis en mesure de faire un peu de tout, mais comme J.-P. (Jean-Philippe Paré) le dit et m’amuse, je suis son pilier défensif sur le trio. Je peux m’appliquer en défensive, bardasser, travailler dans les coins, ou encore planifier des jeux. Il nous fait souvent affronter la meilleure unité adverse, ce qui nous garde éveillés », a souligné le no. 90, qui aime bien jouer le papier abrasif (gros grains) à ses heures.
Une chose en son temps
Tarani, qui complète son stage junior à 20 ans, aime l’idée de possiblement retourner dans les Maritimes, du 7 au 17 mai 2026 à l’aréna Consolidated Credit Union Place de Summerside (Î.-P.-É.), où les gagnants de la LHJAAAQ représenteront la ligue du Québec (LHJAAAQ) au Championnat canadien.
« J’ai souvent joué face aux Western Capitals de Summerside, dans la Ligue de hockey junior des Maritimes (LHJM), quand je jouais à West Kent. C’est plus physique et dur dans ce calibre junior A, mais nous pourrions y faire bonne figure. Toutefois, il faut commencer par remporter le titre des séries de notre ligue. On joue trop en montagnes russes, avec des parties à hauts pointages. Mais j’aime mieux que les Panthères aient un creux de vague actuellement, qu’en première ronde des éliminatoires. On a défait Valleyfield là-bas, mais il y a aussi la Beauce, Longueuil et Granby avec qui se mesurer. Les joueurs de l’Indigo adorent frapper. On les connaît et on sait comment se présenter contre eux vendredi soir. Je suis fier qu’on ne lâche jamais, même si on accorde des buts rapidement. On s’est fait remémorer l’historique de l’équipe en première ronde des séries et on entend aller jusqu’au bout cette fois, faire amende honorable », a-t-il espéré tout haut.
Celui qui tire de la gauche connaît bien le proverbe à l’effet que nul n’est prophète en son pays : il a seulement disputé trois parties avec les Cobras de sa ville natale, à Terrebonne, avant de passer par le Collège Universel de Gatineau, West Kent et maintenant les Panthères.
« J’ai vraiment apprécié jouer au Nouveau-Brunswick, mais à 20 ans, je voulais me rapprocher de mon domicile. Avec les Cobras, certaines promesses à mon endroit n’ont pas été tenues. Je n’ai aucunement regretté d’avoir accepté de me joindre aux Panthères à mon retour au Québec. J.-P. et ses adjoints Xavier Ducharme et Samuel Charlebois m’ont bien accueilli et ils me font confiance. J’aime l’entourage. Il faut garder le cap et maintenir la confiance, malgré les pointages élevés », a-t-il concédé.
Les Oilers d’Edmonton des années 1980 pouvaient se permettre de tirer de l’arrière 4-0 après 20 minutes, pour ensuite voir les Wayne Gretzky, Jari Kurri, Glenn Anderson, Mark Messier, Esa Tikkanen, Paul Coffey et autres ouvrir la machine et gagner : la meilleure défensive demeure l’offensive, criait l’entraîneur Glen Sather. Un peu à l’image des Panthères, Grant Fuhr et Andy Moog accordaient 5 buts par parties.
« On a des bons gardiens : Zach Pelletier (Armada), Simon Cormier et là, Jacob Brochu, ont tous leurs bons moments. On va continuer à remplir le filet adverse pour les appuyer. Mais les coachs vieillissent vite quand on accorde trop de chances », a-t-il ajouté, en songeant aux cigarettes que va griller Jean-Philippe Paré à l’extérieur de l’aréna pour se calmer.
Les Panthères reçoivent ce vendredi, 23 janvier, l’Indigo de Granby à 19 h 30. Le test ultime aura ensuite lieu le mercredi 28 janvier, à la même heure. Longueuil et leur nouvelle vedette Isaiah Parent débarqueront à l’aréna RDN 1.